200 millions pour les maisons de repos wallonnes

200 millions pour les maisons de repos wallonnes

Le gouvernement wallon se réunit ce mercredi, en vue de valider un accord de principe, qui vise le financement de nouvelles maisons de repos sur le territoire wallon. Avec l’assurance autonomie, ce projet est l’un des gros dossiers de l’administration de Maxime Prévôt, ministre en charge.

Le vieillissement de la population en Wallonie pose de sérieux problèmes. L’ancien président du CPAS de Namur et économiste, Philippe Defeyt, avait déjà rédigé une série de mesures à prendre, en vue de proposer des solutions. Maxime Prévôt, ministre en charge, a promis une réforme du système, qu’il ne juge plus en accord avec la société. Cependant, en pratique rien n’a encore été concrétisé alors que le ministre a annoncé la réforme en juin 2016.

200 millions d’ici à 2020

Selon l’Echo, le vieillissement de la population engendrera, d’ici 2025, un besoin de 149.000 à 177.000 lits en maisons de repos. A l’heure actuelle, la prise en charge des personnes est irréalisable, par manque de structures et de places. Suite à l’ajustement budgétaire de 2017, le gouvernement wallon a pu néanmoins débattre d’une série de dossiers jugés sensibles, dont les maisons de repos. D’ici 2020, les ministres se sont accordés pour débloquer une enveloppe de 187 millions d’euros. Ce budget sera utilisé à la rénovation des lits existants, mais également à la construction de nouveaux lits.

Pourquoi une réforme ?

Maxime Prévôt l’avait annoncé il y a maintenant presqu’un an : avec l’assurance autonomie, le secteur des maisons de repos allait subir une refonte, en vue de remettre à jour la législation actuelle, vieille de 20 ans. Si le terrain s’indignait déjà du manque de concrétisation de l’assurance autonomie, ainsi que du retard pris, il semblerait que la réforme des maisons de repos suive la même voie. Si le ministre explique à l’Echo vouloir rajeunir la loi, « plus du tout en phase avec les défis » , les lits continuent cependant de manquer.

Et le privé ?

Également pointée du doigt à la capitale par la majorité du secteur, l’implication du secteur privé dans les maisons de repos constitue cependant, pour Maxime Prévôt, une opportunité et ce dernier souhaite l’encourager à y investir davantage. Si des alternatives existent pour les personnes âgées, il faut reconnaitre que les maisons de repos demeurent la solution principale. Néanmoins, sur le long terme, sans un important refinancement du secteur, les CPAS devront continuer à faire face à plus de demandes, sans pouvoir ni construire les nouvelles structures adéquates aux prises en charge ni mettre aux normes les existantes.

Un partenariat à définir

Le gouvernement wallon devra également redéfinir le partenariat entre les domaines associatif, privé et public en matière de création de lits. La règle actuelle, que les ministres devraient revoir, bloque la création de lits : le privé récolte 50%, les CPAS disposent de 29% et l’associatif 21%. Si le gouvernement, dans sa déclaration de politique régionale, s’est engagé à susciter et créer le partenariat entre les divers domaines, rien n’a encore été établi dans la pratique.

La rédaction



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