2500 places d'accueil pour les demandeurs d'asile

2500 places d'accueil pour les demandeurs d'asile

La Belgique a enregistré une forte demande d’accueil de réfugiés en juillet. Près de 3000 personnes ont introduit une demande d’asile. Un record depuis janvier 2001 !

Ces quatre derniers mois, la Belgique a été confrontée à une augmentation de 130% des demandes d’asile. La plupart des réfugiés provenant de Syrie, d’Irak, de Somalie et d’Afghanistan. Il faut remonter au mois de janvier 2001 pour retrouver un tel niveau et des solutions d’urgence sont envisagées. Car si cette tendance se poursuit, une pénurie de places pourrait poser problème, dès le mois de septembre. Les quelque 18 400 places disponibles étant quasi toutes occupées.

Trouver les lieux d’accueil

Le Gouvernement a donc annoncé la création de 2500 à 2800 places supplémentaires pour accueillir les demandeurs d’asile. Parmi les lieux d’accueil envisagés, on note la réouverture du centre pour demandeurs d’asile de Holsbeek, qui avait été fermé en juin. Le centre d’accueil de la Croix-Rouge devrait également être mobilisé et il est aussi question d’investir les casernes de l’armée inoccupées. La création de ces nouvelles places est estimée à 15-20 millions d’euros par trimestre, selon le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Théo Francken. Rien que lundi dernier, 265 personnes ont introduit une demande d’asile. Si le secrétaire d’Etat affirme qu’il ne s’agit pas encore d’une crise de l’accueil, l’on peut se demander si les mesures envisagées seront suffisantes. Particulièrement pour faire face à la période hivernale.

Les communes demandent une concertation

Trouver de nouvelles places dans des bâtiments désaffectés risque de surcroît de rencontrer des objections au niveau local. La réouverture de la caserne d’Etterbeek pourrait faire l’objet de discussions avec la commune concernée. Le bourgmestre Vincent De Wolf ayant demandé à Théo Francken d’associer sa commune aux concertations préalables à l’ouverture des places d’accueil, car cela pourrait avoir des implications sur le plan local. En Flandre, le bourgmestre de Zwijndrect a également interpellé le Secrétaire d’état sur le fait que le Fort Sint-Marie, dont il est également question pour accueillir des réfugiés, n’est pas en état pour loger décemment des personnes.

Sandra Evrard



Commentaires - 1 message
  • Bonjour, nous (couple avec notre cadet de 18 ans en dernière année scolaire) avons de la place dans notre maison (deux chambres, chacune avec deux lits, plus une chambre avec un sofa-lit de nos deux enfants qui sont partis étudier à l'étranger et qui pourraient rester dans la chambre de visiteurs quand ils viennent chez nous) dans le sud de région Bruxelles. Nous sommes habitués d'accueillir des jeunes pour plusieurs mois quand ils viennent faire un stage à Bruxelles. Nous pourrions accueillir des réfugiés qui seraient prêts à vivre chez nous comme des membres de la famille. Ceci veut dire qu'ils devraient être d'accord d'utilser la même salle de bain comme notre fils, cuisiner dans notre cuisine ou manger avec nous et participer dans les tâches journalières (vider de temps en temps le lave-vaisselle), comme un membre de la famille. De préférence nous prendrions deux ou trois jeunes non-accompagnés (par exemples fraterie) du même pays ou une jeune famille par exemple yézide. Mais nous avons aucune idée comment procéder. En Allemagne, où nous avons ainsi accueillis des jeunes dans les années 90, c'était organisé par l'administration publique. Ilsi ont choisi des jeunes pour nous après avoir visité notre maison (ou plutôt à l'époque notre appartement) pour confirmer que la habitation pour le jeune était acceptable.
    Merci d'avance pour vos conseils comment il faut procéder en Belgique.

    familimado samedi 15 août 2015 16:17

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