3.000 manifestants en colère à Namur !

3.000 manifestants en colère à Namur !

Ce vendredi, 3.000 personnes ont manifesté à Namur, pour essayer d’obtenir les accords du non-marchand. Si Bruxelles et la Communauté française ont fait un pas vers le monde associatif, la Région wallonne, elle fait blocage total. Les manifestants avaient donc prévu de se rendre chez les ministres Tillieux et Prévôt, pour leur montrer qu’ils ne lâcheraient pas.

Le non-marchand avait prévenu : tant qu’il n’obtiendrait pas d’accord, il n’aurait de cesse de mener des actions pour se faire entendre. Après une première manifestation en novembre, une deuxième en début d’année – qui avait vu le Fédéral faire un premier pas vers lui, en vue d’obtenir des accords avant le 30 juin – c’était à présent à la Région wallonne qu’il manifestait. Cette dernière est en effet la seule à faire un blocage complet du secteur et à lui refuser toute concertation. Ce 28 avril, 3.000 personnes se sont donc réuni chez les ministres en charge, Eliane Tillieux et Maxime Prévôt, afin de faire entendre leurs revendications, pourtant connues.

Une enveloppe prévue

A la suite de la manifestation, les ministres ont rencontré les syndicats, avec qui ils ont discuté de la mise en place de mesures concrètes pour l’amélioration des conditions de travail des employés du secteur (ces derniers demandant, entre autres, une embauche compensatoire dans le secteur de la santé). Eliane Tilieux et Maxime Prévôt ont promis d’allouer un budget supplémentaire dans le cadre de l’ajustement budgétaire qui se tiendra les 11 et 12 mai prochains. Sans préciser ni la somme, ni la durée de l’investissement. Les syndicats ne sont pas dupes. « S’il s’agit d’une enveloppe similaire aux 4,5 millions donnés en 2011, nous serons sur des sommes très insuffisantes. Il faut des investissements pluriannuels, pas seulement pour 2017 », précise Christian Masai, secrétaire fédéral de la FGTB à Métro. Opinion partagée par la CGLSB, qui rajoute « que les travailleurs feront entendre leur mécontentement dans la rue si la somme proposée est insuffisante ». Un doute demeure également : la somme ne concernerait pas les travailleurs du secteur non-marchand du service public. La ministre Tilieux dément et assure que ce dernier « ne sera pas oublié. »

Une santé à deux vitesses

Une des principales craintes du secteur, avec le vieillissement de la population, est l’apparition d’une santé à deux vitesses : celle publique qui deviendrait réservée aux personnes n’ayant pas les moyens de se payer des soins de santé adaptés et une santé privée qui serait l’apanage des personnes ayant les moyens de s’octroyer ces dépenses. Comme le précise André Bertrand, permanent CGSP à Namur, au journal l’Avenir, « Le grand danger, c’est la privatisation des services publics. Il y aura des maisons de repos à deux vitesses, pour un public précarisé dans le public et pour des gens qui ont les moyens d’aller dans le privé. Et les employés, ils ne travailleront plus pour le service à la population dans le privé, mais pour un patron ! »

La rédaction

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