35% des familles monoparentales menacées de pauvreté

35% des familles monoparentales menacées de pauvreté

Un rapport de l’Institut pour un développement durable (IDD) dévoile que 35% des familles monoparentales belges sont au bord de la précarité.

Près d’un tiers des 465. 000 familles monoparentales belges encourent un risque de pauvreté. En cause, la grande précarité à l’emploi dont souffrent ces foyers, dont sont issus 725. 000 enfants.

Les familles monoparentales en augmentation

D’après les chiffres divulgués par La Libre, les familles monoparentales représentaient 25% de l’entièreté des familles belges en 2014. En 1991, elles n’étaient que 14%. Malgré la généralisation de ces entités familiales à part entière, les conditions de vie des parents seuls et de leurs enfants ne se sont pas améliorées ces dernières années. Pire encore, ce serait plus d’un tiers de ces familles qui seraient concernées par un risque de précarité, selon un rapport récent de l’IDD. En comparaison, ce taux de pauvreté potentielle ne s’élève qu’à 15% sur la population globale.

Chômage et précarité à l’emploi

L’une des explications de ce taux particulièrement élevé est l’immense majorité de femmes à la charge des familles monoparentales. En Belgique, elles représentent 83% des parents seuls avec enfants. Alors qu’elles doivent s’occuper à la fois d’éduquer et de survenir aux besoins de leurs enfants, ces femmes sont nombreuses à travailler à temps partiel, et donc gagner moins que les autres parents. De plus, le taux de chômage dans les familles monoparentales est assez élevé : 27,8%. Dans la tranche 18-24 ans, le taux de chômage atteint des sommets, jusqu’à 54,6% pour les parents seuls contre 22% pour les autres.

Comment améliorer la vie des familles monoparentales ?

A la suite de son rapport, l’IDD lance un appel aux acteurs politiques et sociaux pour trouver des solutions à ces chiffres alarmants. Fin 2014, une étude de la Fondation Roi Baudouin avait déjà souligné diverses causes de précarité des familles monoparentales : malversation des pensions alimentaires, pas d’aide adaptée pour l’accès au logement ou à l’emploi... Alors que les parents seuls se rapprochent chaque jour davantage du seuil de pauvreté, il est plus que jamais temps de leur accorder le soutien dont ils ont besoin.



Commentaires - 2 messages
  • Bonjour, je suis dans le cas ou plus de travail.. 1 et fois sans travail mais j'ai accouché il y a 6 mois le père n'a pas assumé depuis mes 2 mois de grossesse. Je n'ai que 1089€ par mois et d'ici peu 130€ des allocations familiales . J'ai un loyer de 550€ + mes factures je suis a 800€ par mois. Donc il ne me reste que 200€ pourle mois sans compter tt ce que je dois acheter pour mon fils ! Si il ne tombe pas malAde car il y A les médocs . J'Aimerai retravailler mais si je le mets a la crèche ça me coûte et je cherche un appart moins cher mais cautions CPAS ils ne donnent pas! Et pour les logement sociaux d'autres personnes passent prioritaires comme les SDF etcs ce qui est normal.. Comment puis je faire?

    Exia jeudi 2 avril 2015 09:02

  • Bonjour, on parle des personnes au chômage, mais je travail, en 30 heures semaines, avec un salaire de Max 1.400 euros par mois, avec des horaires décalés.
    J'ai les allocations et quelques fois, une pension alimentaire. Comment assumer la vie quotidienne aujourd'hui pour mes deux filles et moi...ce qu'il faudrait surtout c'est que la justice s'assume un peu...en revoyant les taux de pensions alimentaires, l'obligation de les payer, ainsi que les soins extra-ordinaires...et sachez que ne plus, tenez vous bien, je rembourse aux contributions 280 euros....je me demande comment je vais faire pour continuer....même en travaillant, on est pauvre! Heureusement que nous avons beaucoup d'amour entre nous, parce que alors, on ne tiendrait pas. Madame la justice bougez un peu pour nous....

    Maman mono lundi 20 juillet 2015 21:58

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