400 toits pour les sans-abris

400 toits pour les sans-abris

Un collectif de 8 associations du domaine psycho-médico-social s’est formé afin de lancer, ce jeudi 11 mai, une campagne pour les SDF. Intitulée "400 toits", elle vise à trouver 400 logements d’ici fin 2020 pour les sans-abris de Bruxelles.

Depuis une dizaine d’année, le sans-abrisme a considérablement augmenté avec plus de 2500 sans-abris dans les rues de Bruxelles. Les pouvoirs publics se montrent engagés et font des efforts concernant les SDF, avec notamment l’ouverture d’une nouvelle infrastructure d’accueil le 3 mai dernier. Pour les associations spécialisées, si les démarches prises sont un premier pas pour aider les plus démunis, elles ne sont cependant pas suffisantes. Infirmiers de rue, Habitat & Humanisme, Forum Bruxellois de Lutte contre la Pauvreté, Entraide Saint-Gilloise, Smes-B, Archi Human, SoHoNet et Fondation 4Wings ont lancé la campagne "400 toits", afin de trouver d’autres pistes de mise à disposition de logements pour les SDF.

Quid des dispositifs existants ?

Ces 8 associations, via cette campagne, souhaitent en finir avec le sans-abrisme. Bien que des solutions existent, elles sont insuffisantes, et trop souvent temporaires. C’est le cas des maisons d’accueil, constamment pleines et où seules quelques nuits peuvent être proposées. Pour les associations, les dispositifs proposés aux SDF pourraient être plus performants, et agir sur le long terme, afin d’endiguer le sans-abrisme.

Un appel aux solutions

Le manque d’efficacité sur long terme des dispositifs du pouvoirs publics poussent les ASBL à trouver des solutions par leurs propres moyens. D’après les associations, toutes les solutions n’ont pas encore été utilisées au sein de la capitale. Muriel Allart, de l’ASBL Santé mentale exclusion sociale Belgique, donne un exemple à la RTBF : " On pourrait développer le logement modulaire, par exemple sous forme de conteneur. C’est particulièrement peu coûteux et ça se fait facilement."

Le Housing First

Le Housing First est en phase expérimentale depuis 3 ans. Le logement est la première étape de leur réinsertion sociale et aucune condition n’est demandée pour accéder à l’habitat ( sauf celle, bien évidemment, de payer un loyer et de respecter le contrat de bail). Afin de rester dans ce logement, une équipe accompagne le locataire. Sur les 57 personnes prises en charge, toutes sont restées dans le logement trois ans après. Dès lors, 400 toits souhaite la voir changer d’échelle et donc atteindre l’objectif de 400 personnes de moins dans les rues de Bruxelles.

La rédaction



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