Action symbolique devant les bureaux du Forem à Charleroi

Action symbolique devant les bureaux du Forem à Charleroi

Une action symbolique a eu lieu mardi dernier à l’occasion de la Journée Internationale de la Jeunesse devant les bureaux du Forem à Charleroi. Le rassemblement à l’initiative du Conseil de la Jeunesse et de ses partenaires avait pour but de dénoncer la précarité de l’emploi des jeunes.

Par le biais de cette action, le Conseil de la Jeunesse fait part de son scepticisme face au programme "garantie jeunesse" subventionnée par l’Union Européenne.

Une autre politique de l’emploi des jeunes

Le Conseil de la Jeunesse demande "une autre politique de l’emploi" qui favoriserait de manière efficace l’emploi des jeunes. "Aujourd’hui, les statistiques du chômage chez les jeunes, c’est-à-dire âgés entre 16 et 30 ans, sont effrayantes. Près de 25 % d’entre eux, voire 50 % dans certains quartiers, n’ont pas d’emploi" explique Jérôme Lechien, président du Conseil de la Jeunesse, au journal La Libre.

Un rassemblement symbolique

Récemment, le Conseil de la Jeunesse a créé un Comité d’Action Pour l’Emploi (CAPE) afin de créer une politique alternative de l’emploi. C’est le CAPE qui s’est rassemblé symboliquement devant le Forem de Charleroi à l’occasion de la Journée Internationale de la Jeunesse. Le but de l’action était de sensibiliser les passants à la précarité des contrats proposés aux jeunes. Des tracts et de faux contrats de stages ont été distribués. Le 24 octobre, une autre action de sensibilisation est prévue à Bruxelles.

120 millions d’euros pour l’emploi des jeunes

Dans le cadre de la "garantie jeunesse", la Belgique va recevoir un montant de 120 millions d’euros de la part de l’Union Européenne. L’objectif de cette subvention est de créer de nouveaux emplois pour les jeunes. Dans les 4 mois suivant la fin de leurs études, chaque jeune se verra proposer un emploi, un stage ou une formation. Le Conseil de la Jeunesse est sceptique. "Ces moyens risquent d’être mal utilisés et ils vont surtout servir à renforcer les mesures actuelles, notamment la mise en place de stages souvent non ou très mal rémunérés " confie Jérôme Lechien à la RTBF. Selon lui ce sont les partenaires dédiés à la jeunesse qui devraient être consultés et non pas les structures comme Actiris et le Forem. Pour créer des emplois, le CAPE avance qu’il est primordial de consulter les acteurs de terrain.

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