Appel à une reforme du secteur de la petite enfance en Wallonie

Appel à une reforme du secteur de la petite enfance en Wallonie

Natacha Verstraeten, présidente de l’ONE Brabant wallon appelle à une réforme du secteur de la petite enfance

Les chiffres sont interpellants : depuis 2015, seulement 59 nouvelles crèches ont été créées au Brabant wallon. L’évolution du taux de couverture est insignifiante, puisqu’il se maintient à 40%. Ce qui se traduit par un total de 4.883 places pour 12.211 enfants. En cause : de multiples fermetures qui contrebalancent les efforts entrepris dans la création de places. "Il est évident que nous ne sommes pas satisfaits par ces chiffres", témoigne la présidente du comité subrégional ONE Brabant wallon, Natacha Verstraeten. Sa demande aux pouvoirs publics ? Continuer le déploiement des milieux d’accueil et créer un véritable statut pour les accueillantes afin de contribuer à la sécurité de l’emploi.

Ouvrir une crèche ? Pas facile !

Ouvrir une crèche n’est pas facile. Pourtant, la Province du Brabant wallon consacre un budget de 2,5 millions dans la création de nouveaux lieux d’accueil. En 2016, la Province lance un appel à projets pour subventionner 1233 places. Elément surprenant : plusieurs candidats aux projets ont abandonné l’aventure en cours de route. De quoi diminuer les chances de plus de 120 places de voir le jour. Une situation due aux normes imposées aux ASBL participantes ? " Il n’est pas simple de mettre une structure d’accueil de la petite enfance en place, car nous demandions des garanties sérieuses aux porteurs de projets", explique N. Verstraeten. D’après elle, les communes éprouvent de réelles difficultés financières à maintenir ou créer de nouvelles crèches. Ce qui explique leur gestion stricte.

Mieux soutenir les accueillants

Par ailleurs, le statut social partiel des accueillants ne simplifie pas les choses puisqu’on assiste à des mouvements de fermeture de leur part. "Leur statut hybride pousse de nombreuses personnes à jeter l’éponge, la situation étant intenable financièrement. Le secteur connaît donc de nombreux mouvements. Les ouvertures et les fermetures se succèdent. Ce qui entraîne de grandes incertitudes pour les familles. Le principal enjeu est donc de réussir à stabiliser le secteur. ", souligne Aurélie Gaziaux, responsable du service 0 – 3 ans à l’ Intercommunale Sociale du Brabant Wallon (ISBW).



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