Apprentissage des langues et insertion professionnelle : les clés de l’intégration ?

Apprentissage des langues et insertion professionnelle : les clés de l'intégration ?

Le Gouvernement de la FWB renforce son offre de cours de français langue étrangère et d’alphabétisation des réfugiés. Le focus est également mis sur des dispositifs favorisant leur insertion socio-professionnelle. Des aides supplémentaires destinées à booster leur insertion dans la société.

Disposer d’une offre de cours de français langue étrangère ou d’alphabétisation, dont la qualité est reconnue et donne lieu à une certification, est sans aucun doute un élément déterminant pour favoriser l’intégration des réfugiés, faciliter leur insertion et leur autonomie. « De très nombreuses personnes réfugiées sont détentrices d’un diplôme dans leur pays d’origine, nous devons les aider à faire tomber la barrière de la langue pour notamment favoriser leur accès à la vie sociale et à l’emploi », précise la Ministre Simonis. Les cours d’alphabétisation constituent quant à eux une remise à niveau qui s’avère parfois nécessaire et qui rencontre les mêmes objectifs que les cours de Français langue étrangère.

Plus d’heures

Afin de répondre aux besoins générés par l’afflux supplémentaire de demandeurs d’asile dans les structures d’accueil wallonnes et bruxelloises, la Ministre de l’Enseignement de Promotion sociale, Isabelle Simonis, en concertation avec les réseaux d’enseignement, a proposé au Gouvernement d’ouvrir 14.033 périodes supplémentaires de français langue étrangère. Ces nouvelles périodes viennent s’ajouter aux 10.000 octroyées par le Gouvernement en octobre 2015 portant ainsi l’offre actuelle à 24.033 périodes. « Avec ces nouvelles heures de cours, nous allons pouvoir accroitre l’offre existante, satisfaire la majorité des demandes et ainsi participer efficacement l’intégration de tous », se réjouit la Ministre.

Coup de pouce à l’insertion socio-professionnelle

Si la langue est un passeport essentiel à la compréhension d’une société, elle constitue aussi le passeport essentiel pour accéder à l’emploi. A ce sujet, le gouvernement wallon vient d’approuver la création d’un dispositif d’insertion socio-professionnelle à destination des primo-arrivants. Une mesure complémentaire au parcours d’intégration adopté la semaine dernière. En Wallonie, quelque 4500 réfugiés adultes devraient s’installer courant 2016 dans différentes communes.

Le Forem comme partenaire

Le Forem, qui a reçu un budget supplémentaire de 5 millions d’euros, sera chargé de les épauler dans leur recherche d’emploi. "Si de nombreux professionnels en contact avec les publics depuis leur arrivée en Belgique témoignent du bon niveau de qualification des migrants provenant de la zone de conflit syrienne, de leur profil socio-économique relativement aisé et de leur vie professionnelle antérieure, il n’existe aucune information précise et objective sur le sujet", souligne une note du cabinet de la ministre PS Eliane Tillieux.

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