Bébés dits "parqués " : un budget et des places supplémentaires

Bébés dits

Les ministres de la petite enfance et de la jeunesse ont présenté leur budget 2017 pour le secteur et ont promis la création de places supplémentaires.

Ce lundi matin a eu lieu la Conférence de presse en ce qui concerne le problème des enfants dit « parqués », c’est-à-dire, ceux envoyés à l’hôpital par manque de places dans les structures adaptées. Les ministres Alda Greoli (petite enfance) et Rachid Madrane (aide à la jeunesse) ont présenté le budget débloqué pour pallier le problème et les mesures de création de places supplémentaires. Dans un an aura lieu une première évaluation de la situation.

Le point de départ : une résolution

C’est au début 2016, suite à une résolution votée à l’unanimité par le Parlement de la FWB, à l’initiative de la députée Véronique Salvi, qu’un Comité d’accompagnement composé des ministres en charge, de l’ONE et l’Aide à la Jeunesse, s’est mis en place en vue de discuter concrètement le problème. Suite à un rapport de la Coordination des ONG en matière des droits de l’enfant, deux besoins essentiels ont été identifiés :

1) Augmenter les places dans les structures d’accueil

2) Diversifier les modes de prises en charge

Au total, 7 millions d’euros seront concrètement utilisés pour le secteur, répartis équitablement entre les matières de la ministre Greoli et du ministre Madrane. Pour ce dernier, « Le monde politique a pris ses responsabilités. »

Un cadastre

Suite à la résolution de la députée Cdh, le ministre a voulu établir un cadastre du secteur. Actuellement, ce sont environ 145 enfants de moins de 6 ans par an qui sont accueillis en hôpital pour des raisons autres que strictement « médicales ». Suite à la situation, le ministre a établi la liste des mesures qu’il compte concrétiser.

- La création de 2 nouveaux centres d’accueil d’urgence (CAU), un à Bruxelles, un dans le Hainaut, pouvant répondre à la prise en charge de 150 enfants par an.
- La création de nouvelles places résidentielles en Services d’accueil et d’aide éducative (SAAE), consacrés aux jeunes enfants
- Des nouvelles possibilités de prises en charges, dans les zones prioritaires ( Mons, Charleroi, Bruxelles et dans une moindre mesure, Liège), en familles d’accueil d’urgence. 10 places seront créées, soit 80 prises en charge annuelle (une prise en charge ne durant que 45 jours maximum).

« Ce n’est que le début. Avec ces 7 millions, nous traitons évidemment l’urgent de l’urgent. Ensuite, nous nous attaquerons à l’urgent. Et ainsi de suite. De gros efforts seront encore à fournir. Rendez-vous dans un an pour voir où en est la situation », a expliqué le ministre.

Les mesures relatives aux compétences d’Alda Greoli

Pour répondre aux besoins, Alda Greoli envisage l’ouverture de places supplémentaires, de renforcer la prévention et d’offrir du répit aux enfants dits « parqués ».
- La ministre de la petite enfance prévoit, pour 1,5 million d’euros par an, de financer les Services d’Accueil Spécialisés de la Petite Enfance (SASPE) à 100% de leurs besoins, permettant dès lors l’engagement de deux personnes supplémentaires par SASPE, en moyenne.
- 28 nouvelles places seront créées dans les SASPE de Namur, Bruxelles et le Hainaut, pour prendre en charge une partie de la cinquantaine d’enfants dits « parqués » à l’hôpital. Le reste sera pris en charge par R. Madrane. Cette mesure coûtera, par an, 1 million d’euros.
- 30 lieux de rencontre parents-enfants supplémentaires seront créés, pour un coût de 210 000 euros et d’aider les familles à reconstruire leurs relations.
- Un projet-pilote d’une équipe psycho-médico-sociale de pédiatrie sera aussi financée à hauteur de 150 000 euros.
- 20 places supplémentaires dans les crèches verront le jour, pour un coût de 65 000 euros, en vue de permettre aux enfants en hôpital pour des raisons non-médicales de commencer la normalisation de leur quotidien.

« Il est certain que cette priorisation n’est pas anodine : nous nous concentrons d’abord sur le secteur de la toute petite enfance, en vue de prendre le problème « à sa base » et de ne pas le voir perdurer », pour la ministre.

Avec les moyens et les places créées, les ministres espèrent avoir entamé un « cercle vertueux » et définitivement réglé le problème des bébés dits « parqués ». Le ministre Madrane souhaite d’ailleurs « voir ce mot « bébé parqué » disparaitre définitivement du vocabulaire des travailleurs du secteur. »

Rendez-vous dans un an, pour une première évaluation…



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