Bientôt une nouvelle stratégie pour la pauvreté ?

Bientôt une nouvelle stratégie pour la pauvreté ?

Les indices de pauvreté continuent de mettre en relief la précarité en Belgique. Les CPAS demandent au gouvernement une politique plus énergique de la part du Fédéral.

Les chiffres ne cessent d’augmenter concernant la pauvreté en Belgique. De plus en plus de personnes peinent à vivre décemment. Les CPAS continuent d’enregistrer des chiffres records en matière de précarité , malgré les moyens mis en œuvre. 2,3 millions de personnes ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Dès lors, près d’1/5 de la population doit faire face à l’exclusion sociale. Le nombre d’individus bénéficiaires du revenu d’intégration augmente chaque année. La Fédération des CPAS appelle le Fédéral à plus de détermination dans sa politique de lutte contre la pauvreté. Elle souhaite qu’une stratégie globale soit adoptée lors du prochain conseil spécial des ministres.

Des objectifs inatteignables

Plusieurs objectifs sont à atteindre en matière de pauvreté. Il y a par exemple la stratégie EU2020 qui vise à diminuer considérablement la pauvreté entre 2010 et 2020. Pour la Fédération des CPAS, avec les indices de précarité dans le rouge et une politique inchangée, ce but est utopique. «  La Belgique s’est également engagée à collaborer à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies : mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 est l’un de ces objectifs. Mais sur le terrain, les CPAS constatent précisément le contraire : de plus en plus de personnes ont des difficultés à garder la tête hors de l’eau », explique Rudy Coddens, le Président de la Fédération de la VVSG.

Des solutions ?

Afin de pallier cette situation, les CPAS ont dressé un plan d’action à destination du fédéral. Pour eux, la stratégie doit être adoptée à tout niveau de pouvoir et être accompagnée d’une politique transversale qui demandera l’implication de tous les secteurs. Les allocations doivent être majorées, en prenant comme base le seuil de pauvreté européen. Les CPAS incitent le gouvernement à encourager les employeurs à engager des individus peu qualifiés, et à favoriser les bas salaires via la fiscalité et les cotisations sociales. Enfin, ils demandent plus d’implication de la part du fédéral, sur le plan financier. En effet, les CPAS prennent en charge 30 à 45 % du revenu d’intégration. Si l’Etat octroie plus de moyens, l’argent serai réinvesti dans l’accompagnement des bénéficiaires du CPAS. En tout, ce plan d’action s’élèverait à 2,3 milliards.

Des institutions nécessaires

Les CPAS ont pour finalité d’assurer la prestation de services sociaux, mais surtout à veiller au bien-être de chaque citoyen. Ils accompagnent les individus dans plusieurs domaines, allant du logement à la recherche d’emploi. Le CPAS adapte l’aide en fonction de la situation personnelle ou familiale de la personne concernée et lui offre les moyens adéquats de subvenir à ses besoins. C’est un soutien sur mesure et non négligeable qu’offrent ces institutions. Chaque ville possède un CPAS, ce qui permet d’avoir une relation de proximité avec les bénéficiaires.

Lire le Communiqué de la Fédération des CPAS.



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