Braine-L'Alleud profite d'un bel été InterGénérActionnel

Braine-L'Alleud profite d'un bel été InterGénérActionnel

Afin de favoriser les interactions entre l’ancienne et la nouvelle génération, le CPAS de Braine-L’alleud a créé un "été InterGénérActionnel".

Le projet de départ était tout autre, mais faute de moyens il a fallu le revoir. En effet, le CPAS de Braine-L’Alleud n’a pas pu mener à bien le projet initial : "Eté solidaire". Qu’a cela ne tienne, un autre projet a donc vu le jour avec pour finalité de favoriser le partage entre les générations. Le lien intergénérationnel est précieux car il permet aux plus âgés de ne pas s’isoler. De plus, chaque génération peut apprendre de l’autre. Pour cette première édition, 7 jeunes ont été engagés à la maison de repos par le CPAS pour une dizaine de jours.

Des jeunes au service des anciens

Kévin Laloux, coordinateur, et Dorian Hénin, animateur, décrivent le projet à l’Avenir : « Ils ont principalement travaillé dans le jardin du Vignoble. Ils ont rangé la cabane, poncé et verni les bacs de plantes, ils ont aussi créé des bancs à partir de palettes offertes par une société de la région. Et à côté de ça, chaque après-midi, deux ou trois jeunes ont participé aux activités organisées pour les seniors ». « Ils aident à pousser les fauteuils lors des balades, on a pu aller jusqu’au nouvel étang. Cela permet aux seniors de se réapproprier ce quartier qui est aussi le leur même s’ils ont une mobilité réduite. On a organisé une cueillette de groseilles aussi et des séances de jeux » témoigne Caroline de Harlez, ergothérapeute au sein de la maison de repos.

Le partage au cœur d’un été intergénérationnel

Cette expérience est très enrichissante. D’un coté il permet aux plus jeunes de découvrir l’univers des plus âgés ainsi que l’environnement que constitue une maison de repos. Les anciens sont aussi ravis de leur compagnie et de leur travail. « Pour la plupart (des jeunes, nldr) , on se rend compte qu’ils n’avaient jamais mis les pieds dans une maison de repos. Au final, c’est une expérience très positive et ce qu’ils ont fait dans le jardin va profiter à tous les résidents pendant longtemps. On a d’ailleurs déjà des idées pour l’an prochain ! » souligne Caroline de Harlez.

Un stop au niveau des subventions

Pourtant, ce nouveau projet est la conséquence d’un arrêt de financement de la part des pouvoirs publics. « Je trouve ça scandaleux que l’on y mette fin pour les CPAS alors que les communes, elles, continuent de les toucher ! Et pour seule explication, on nous invoque des soucis budgétaires. C’est intenable ! Ici on travaille avec un public déjà très fragilisé. Et on nous fait ça, alors que cette tranche d’âge (des jeunes, ndlr) nous est indispensable » vocifère le directeur général du CPAS. Si les fonds s’amenuisent encore, il sera de plus en plus compliqué de rémunérer les jeunes engagés.

La rédaction

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