Cancer du sein : les francophones bruxelloises sont défavorisées

Cancer du sein : les francophones bruxelloises sont défavorisées

Les femmes francophones en périphérie bruxelloise sont défavorisées face au dépistage du cancer du sein.

Alors que la Ministre de la Santé bruxelloise, Cécile Jodogne, proposait son plan de promotion de la Santé fin avril, il en ressort que certaines communes sont désavantagées à Bruxelles. D’après Le Soir, le manque de connaissance du néerlandais est une entrave au dépistage et à la prise en charge optimale des patientes francophones.

La Flandre devant

La Flandre est plus en avance que la partie francophone du pays en matière de dépistage du cancer du sein. Près de la moitié de la population féminine néerlandophone se rend aux consultations gratuites de dépistage. Le Limbourg obtient le taux de participation le plus élevé avec six femmes sur dix, alors que le Brabant Flamand le plus bas, avec quatre femmes sur dix.

Et Bruxelles ?

Le problème à Bruxelles se situe au niveau des communes à facilités et des communes unilingues flamandes proches de la capitale. Dans les six communes à facilités, très peu de femmes utilisent ce service gratuit de dépistage : moins d’une femme sur dix à Drogenbos, moins d’une sur huit à Kraainem et le taux se maintient à Rhode ou à Linkebeek. Elles sont cependant un peu plus nombreuses à Wemmel, la plus flamande des six communes à facilités (près de trois sur dix). Dans les communes unilingues flamandes proches de la capitale, la même tendance se confirme. A Beersel, Dilbeek, Meise, Overijse, Leeuw-Saint-Pierre, Tervuren, la proportion de femmes fluctue entre 20 et 35 %.

Un problème de communication

Il semble que le souci principal soit un problème de communication, principalement dû à un manque de connaissance du néerlandais. Chaque femme habitant dans les régions concernées reçoit une invitation au dépistage gratuit. Le problème, c’est qu’elle est rédigée en néerlandais. Si elles n’en font pas la demande expresse auprès de l’administration ou du service de dépistage qui a envoyé l’invitation, la lettre n’est pas traduite.

Le cancer du sein

Le cancer du sein est le premier des cancers chez les femmes, en termes de fréquence. En région bruxelloise, une mammographie gratuite est proposée aux femmes âgées de 50 à 69 ans inclus qui sont domiciliées à Bruxelles et affiliées à une mutuelle. Cécile Jodogne a expliqué, le 27 avril dernier, que la Cocof voulait soutenir deux programmes organisés de dépistage plus performants. Elle souhaite améliorer les modalités d’organisation de ces programmes et étendre dès lors leur couverture.



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