CAP 48, c’est parti !

CAP 48, c'est parti !

CAP 48 axe cette année sa campagne de sensibilisation sur les handicaps survenus en cours de vie.

La campagne de CAP 48 a été officiellement lancée jeudi dernier. Cette année, l’organisation bénévole a décidé de se concentrer sur les handicaps survenus en cours de vie. En Belgique, plus d’1,6 millions de personnes sont touchées par un handicap. Parmi celles-ci, 80% sont devenues handicapées à un moment au cours de leur vie. Cependant, si cette initiative reste primordiale en vue de récolter des fonds, l’investissement belge en matière de handicap reste lui, insuffisant. Alors que la Belgique a été condamnée en 2013.

Une campagne variée

La campagne de CAP 48 utilisera différents médiums : elle sera présente en télévision, radio et presse. Les quelques 11 000 bénévoles s’attèleront à la vente des traditionnels post-it, qui cette année mettront à l’honneur Les Schtroumpfs et Les Tuniques bleues. La campagne se tiendra du 30 septembre au 9 octobre. Simultanément, divers évènements seront organisés, tels que le défi moteur Kart 48, la marche des 100 kilomètres et la course Cuistax48.

Offrir des services

L’objectif de CAP 48 pour les organisateurs est de financer des associations venant en aide aux personnes atteintes de handicap, en leur offrant des services tels que la rééducation, les soins adaptés, les logements supervisés, les possibilités de déplacements et d’autres aspects essentiels à leur reconstruction, afin que leur handicap n’en soit plus un. En près de 60 ans, l’opération (connue d’abord sous le nom « Opération de solidarité 48.81.00 ») a permis de récolter un montant total de plus de 60 millions d’euros.

Le handicap de grande dépendance toujours insuffisamment soutenu

Si les organisations comme CAP 48 sont importantes dans le paysage belge, certains investissements en matière de handicap demeurent insuffisants, notamment en ce qui concerne le handicap de grande dépendance. A Bruxelles, malgré les budgets promis par la région, plusieurs personnes sont en attente d’une solution, alors que la Belgique a été condamnée en 2013 par le Comité européen des droits sociaux pour son manque de solutions d’accueil. En 2014 pourtant, plusieurs centaines de places ont été créées, ainsi qu’un nouveau centre d’accueil : Intermède.

Un manque de concret

Selon le Gamp, trois ans après cette condamnation, rien n’a vraiment changé. La présidente, Cinzia Agoni déplore le manque de concret de la part du ministre wallon en charge de l’Aide aux personnes handicapées, alors que ce dernier connait la situation. "Les choses n’avancent pas, on n’a toujours pas recensé les besoins en termes de places. Si j’étais plus méchante, je dirais que le ministre n’en a rien à faire. Il est au courant du problème, on a encore fait un sitting il y a un an, mais on ne voit rien de concret", explique-t-elle. Le Gamp entreprendra de nouvelles actions dans le courant du mois de septembre en espérant être cette fois entendu par les autorités compétentes.



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