Centre de Psychiatrie Légale à Anvers : le projet se concrétise

Centre de Psychiatrie Légale à Anvers: le projet se concrétise

Le nouveau centre de Psychiatrie Légale d’Anvers devrait ouvrir ses portes d’ici la fin 2016. Il offrira de la place à 182 patients internés à haut risque pour la sécurité.

Le nouveau Centre de Psychiatrie Légale à Anvers Linkeroever s’inscrit dans le Masterplan Justice 2008-2012-2016. Ce plan prévoit, outre la construction de cinq nouvelles prisons, l’édification de deux nouveaux centres de psychiatrie légale pour personnes internées, l’un à Gand (opérationnel depuis octobre 2015) et l’autre à Anvers. Ce dernier accueille des femmes parmi les patients, à l’inverse du centre de Psychiatrie de Gand. En Wallonie, un premier centre psychiatrique de ce genre verra le jour au environ de la même période, sous le nom des "Marronniers".

3 ministères impliqués

La Justice s’implique étroitement au coté de la Santé publique et l’INAMI pour réaliser ces projets dans les meilleures conditions. Ils assument à trois les coûts relatifs à la gestion globale du projet. L’INAMI prend en charge pour sa part les frais médicaux, qui représentent un peu plus de la moitié du coût annuel. Le financement du personnel non soignant (management, administration, sécurité et surveillance, etc.) relève par contre du domaine de la Justice. La Régie des bâtiments, sous la tutelle du ministre de l’Intérieur Jan Jambon, finance quant à elle les travaux et en assure le suivi.

Trois candidats à l’exploitation du centre

Le centre de Psychiatrie Légale d’Anvers est toujours en attente d’un exploitant. En juillet 2015, le Conseil des ministres avait approuvé la dépense pour une offre de marché public concernant l’exploitation. Durant la visite, les noms des trois candidats, qui entrent en considération pour assurer l’exploitation du CPL, ont été révélés :
- Groep Si-Cura (OPZC Rekem, Zorgbedrijf Antwerpen, SDB NV/SERIS Security NV) ;
- Forensisch Psychiatrisch Centrum Gent NV ;
- Alliantie Provincialaat der Broeders van Liefde VZW et Stichting De Forensische Zorgspecialisten.

Le permis de bâtir pour le CPL d’Anvers a été accordé le 7 mai 2012 et la pose de la première pierre par l’entreprise NV Denys, de Wondelgem, a eu lieu le 24 février 2014. Le terrain s’étend sur environ 3,85 ha, et le futur complexe aura une superficie de quelque 16.400 m².

Les soins humains au cœur du processus

"Je suis heureux de voir que les travaux à la Linkeroever avancent bien. Ce gouvernement veut oeuvrer à un accueil adapté et des conditions de vies humaines pour les personnes internées qui ne peuvent pas être admises en psychiatrie classique. Nous progressons à grand pas ; la construction de cet établissement en est un. Nous voulons ainsi, étape par étape, mettre fin au manque d’accueil adapté pour les personnes internées qui séjournent actuellement en prison. Nous réalisons des progrès sur le plan de l’exploitation également" explique le Ministre de la Justice Koen Geens. La Ministre de la Santé publique Maggie De Block rejoint également les propos de son collègue : « Ce centre s’inscrit dans l’accentuation du développement des soins de santé mentale dans notre pays : l’ensemble de nos citoyens mérite de bénéficier des soins de qualité, au bon moment et au bon endroit. Grâce à la construction de cette institution, nous pourrons bientôt accueillir et accompagner de manière humaine 182 personnes internées supplémentaires. C’est la meilleure manière d’arriver à les faire passer plus tard vers des établissements de moyenne sécurité ou vers des formes de soins du circuit classique. »

Ainsi, de nouvelles perspectives sont attendues pour améliorer le bien-être de patients qui séjournent pour une longue durée des suites de l’ échec de leur réintégration sociale.



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