"Changeons d'horizon" pour lutter contre l'addiction

Le 10 avril prochain, à Péruwelz dans le Hainaut, débutera un nouveau projet baptisé "Changeons d’horizon". Les personnes rencontrant, de près ou de loin, un problème d’addiction et vivant une situation de précarité pourront participer à de multiples activités censées les aider à s’en sortir.

"Changeons d’horizon", un projet de lutte contre les addictions et la précarité, est une initiative du Centre d’aide aux alcooliques et toxicomanes (CAAT) de Peruwelz. Subsidié par le Relais Social Urbain de Tournai , c’est aussi un partenariat avec le Plan de Cohésion Sociale et la maison d’accueil "La Traverse" du CPAS . Les activités prévues débuteront le 10 avril prochain.

Projet participatif

"Il s’agit d’un projet participatif avec des personnes qui fréquentent le CAAT ou qui viennent de l’extérieur. Il ne faut pas obligatoirement habiter Péruwelz, même si on sait que les personnes en situation de précarité ont parfois du mal à se déplacer", confie, à La Libre, Mélissa Surquin, psychologue au CAAT. Le but est de leur changer les idées et de les éloigner quelques heures de leurs addictions respectives en proposant diverses activités.

Activités

À partir du 10 avril, 1 lundi sur 2, plusieurs activités collectives telles que des visites, du jardinage, des balades... seront proposées aux participants. "Travailler en groupe permet d’apprendre à faire connaissance, à montrer ses qualités, faire savoir qu’on est capable d’accomplir des choses. Nous n’imposons rien mais nous travaillons plutôt au rythme des personnes", assure Mélissa Surquin. "Nous avons distribué des affiches au sein des différents services sociaux de Péruwelz. Toutes les activités sont gratuites et nous mangeons tous ensemble ce jour-là. Pour l’instant, le calendrier est prévu jusqu’en juin mais il n’est pas obligatoire de participer à tout".

Centre d’aide aux alcooliques et toxicomanes

Le CAAT, à l’initiative du projet, est un centre ambulatoire qui propose un accompagnement psycho-médico-social individualisé pour les personnes alcooliques ou toxicodépendantes. Les professionnels qui y travaillent tente de s’adapter à chacun. Si les patients ne peuvent pas se déplacer, soit parce qu’ils sont en prison ou simplement car ils sont immobilisés chez eux, les membres du personnel vont à leur rencontre et les aident également dans les démarches sociales. Plus d’une centaine de personnes sont ainsi accompagnées chaque année par ce service.

La rédaction

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