Clarification des "guides de pratique clinique" : Une réforme profitable !

Clarification des

Le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) vient de publier un rapport concernant les "guides de pratique clinique", ou guidelines, utilisés par une majorité des kinés (68%), infirmiers (67%), ou encore sages-femmes (61%). L’étude est sans appel : ces guidelines manquent d’aspect pratique et il est difficile pour les praticiens de les trouver . Une série de moyens sera déployée afin de remédier à cette problématique, par Maggie De Block, la ministre de la Santé.

Aujourd’hui, la prise de décision des professionnels des soins de santé se base sur plusieurs critères, allant de l’expertise clinique du praticien aux valeurs du patient, en passant pas les rédactions cliniques et les avancés publiées au sein des écrits médicaux et de santé. Or, ces textes sont souvent très complexes, ce qui empêche leur application directe. Ce constat pose la question du manque d’outils décisionnel et théorique à disposition des différents professionnels des soins.

Un manque d’accessibilité

Sur les 2439 professionnels des soins ayant répondu au KCE concernant l’efficacité des guidelines, 1 répondant sur 5 avoue ne pas en connaitre le concept. Et cela peut se comprendre ! En effet, il existe une importante dissémination de ces "guides de pratique clinique" au sein du milieu des soins, les rendant compliqués d’accès. Leur forme, bien complexe, est aussi peu adaptée à la consultation des recommandations en temps réel durant la pratique des soins.

Des outils de soutien pratiques

Pourtant, ce sont des atouts pour les différents professionnels du secteur. Ces guidelines sont considérées, partout dans le monde, comme l’un des fondements de l’amélioration de la qualité des soins. En effet, elles permettent aux professionnels d’avoir un aperçu de l’ensemble des pathologies, des situations auxquelles ils peuvent être confrontés, mais aussi des pratiques liées à celles-ci. Avec l’augmentation constante des avancées en matière de soins de santé, les guidelines tendent à devenir de véritables "phares" pour les praticiens, souvent acculés par le nombre trop important de rapports et autres écrits qui florissent constamment sur le sujet.

Quel usage en Belgique ?

En harmonie avec la politique menée par son Cabinet en matière de soins de santé , Maggie De Block a lancé un « plan EBP (Evidence-Based Practice) » avec pour finalité de rassembler et coordonner les initiatives de développement de guidelines en un seul réseau cohérent, simplifié et efficace. Dans ses recommandations, le KCE propose notamment de refondre ces guidelines en y ajoutant des arbres de décision, ou encore en y intégrant des synthèses afin de faciliter la prise de décision des professionnels. Une première initiative, chapeautée par l’Inami existe déjà : EBMPracticeNET. La plateforme centralise les guidelines belges existantes (celles provenant de l’étranger, adaptées au contexte belge) et y inclut également les recommandations dans les dossiers médicaux électroniques. L’outil est accessible à tous les praticiens travaillant dans le pays.

Rapport complet du KCE : ici

La rédaction



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