Cohabiter pour favoriser l'inclusion de jeunes adultes dépendants

Cohabiter pour favoriser l'inclusion de jeunes adultes dépendants

Une nouvelle maison pour jeunes adultes en situation de handicap mental, voire moteur, va bientôt ouvrir ses portes à Bruxelles. C’est la 3e habitation de ce type que l’ASBL Les Pilotis met sur pieds en 4 ans.

L’inclusion des personnes handicapées dans la société peut s’établir de diverses manières : par le sport, via l’enseignement, professionnellement ou encore... par la collocation. Après la Maison du Parc ouverte en octobre 2013 à Etterbeek et la Maison Orban, située à Woluwe-Saint-Pierre, qui accueille ses habitants depuis septembre 2014, l’association Les Pilotis s’apprête à ouvrir sa 3e maison pour jeunes adultes dépendants au cœur de la commune d’Ixelles.

Principe d’inclusion

Chaque maison dispose de 5 chambres destinées aux occupants, ainsi qu’une chambre d’ami. "Le projet est basé sur le principe d’inclusion et c’est pour cela qu’on s’est orienté vers des petites unités de vie qui facilitent la personnalisation de l’accompagnement. La personne handicapée est elle-même porteuse de son projet personnel, auquel s’ajoute le projet communautaire", explique à La Libre Bernard Riat, responsable du projet. Pour pouvoir occuper une chambre, les jeunes adultes peu autonomes porteurs d’un handicap mental et parfois moteur doivent obligatoirement prendre part à des activités de jour. Ils participent également financièrement à hauteur de 30% de leurs revenus.

Accompagnateurs

Ces colocataires sont accompagnés jour et nuit par 5 professionnels qui se relaient. "Ils n’ont pas tous le même rythme et ne font pas tous face aux mêmes difficultés. Ceux qui peuvent se gérer le font et les autres, on les aide. Chaque jour, il y en a un qui cuisine pour tout le monde. Le vendredi soir on fait un apéro et on débat sur la vie en collocation. Ils font tous d’énormes progrès au niveau de leur autonomie", explique Emilie, la responsable de la Maison Orban. La communication avec les accompagnateurs et entre les habitants n’est pas toujours facile. C’est pourquoi les futurs occupants de la nouvelle maison qui verra le jour mi-2018 devront d’abord se rencontrer plusieurs fois avant de se côtoyer quotidiennement.

Les Pilotis

"Pourquoi la personne avec un handicap de grande dépendance ne pourrait-elle vivre chez elle, accueillir des proches dans sa maison ? Pourquoi ne pourrait-elle pas choisir avec qui elle veut vivre, s’insérer dans la vie de son quartier et entrer en relation avec ses voisins ?" s’interroge l’ASBL Les Pilotis sur son site internet. Elle a décidé, il y a quelques années déjà, de ne plus se poser ces questions, mais d’agir concrètement pour favoriser l’inclusion. En s’inspirant d’expériences menées avec succès aux Pays-Bas, en Angleterre ou au Canada, l’association a ouvert 2 et bientôt 3 "maisons d’habitation communautaire inclusive adaptées aux jeunes adultes peu autonomes porteurs d’un handicap mental éventuellement associé à un handicap moteur".

La rédaction



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