CPAS : à l’origine, à quoi ça sert ?

CPAS : à l'origine, à quoi ça sert ?

Le Centre Public d’Action Sociale, à l’origine, avait une mission précise.

Organisme créé en 1976, le Centre Public d’Action Sociale remplit aujourd’hui beaucoup plus de missions qu’à l’origine. En 1976, le nombre de bénéficiaires du CPAS s’élevait à 8000 personnes. En 2015, ils sont désormais 115 137 à avoir bénéficié du Revenu d’Intégration Sociale (RIS), selon le SPP Intégration sociale. Zoom sur cet organisme.

Quelle est la mission du CPAS à l’origine ?

Au départ, selon des conditions prévues par la loi, le CPAS doit assurer aux personnes et aux familles, l’aide sociale. L’aide sociale est un système de protection qui permet à chacun de vivre conformément à la dignité humaine. Elle revêt dès lors différentes formes : financière (RIS), inscription à une mutuelle, vêtements, repas, formation, emploi, frais médicaux…

De plus en plus de compétences

Les compétences des CPAS ont augmenté au fil des ans. Ils sont amenés à gérer un plus grand nombre de demandes. Si le nombre de bénéficiaires augmente, c’est d’une part dû aux diverses mesures politiques prises par le gouvernement. Ainsi, depuis janvier 2015, ce sont les CPAS qui accueillent les personnes exclues du chômage ou en fin de droits aux allocations d’insertion. Cela représente une hausse de 12,4%. Crise de l’asile oblige, les CPAS gèrent également les migrants ayant obtenu le statut de réfugiés, soit environ 23 000 dossiers supplémentaires.

Et combien ça coûte ?

Le RIS s’élève à 850 euros par mois, pour une personne isolée : elle n’a aucun enfant à sa charge et vit seule. Une personne cohabitante bénéficiera de 566 euros par mois et une personne cohabitante, avec une famille à sa charge, de 1133 euros par mois. Selon les cas, ces montants sont financés à 70% par le Fédéral et le reste est à la charge des communes.

Comment obtenir de l’aide d’un CPAS ?

Une certaine procédure est à suivre, lorsqu’un individu souhaite demander une aide au CPAS. En plus d’introduire formellement sa demande écrite, la personne devra passer plusieurs entretiens avec un assistant social, lequel l’informera de ses droits, mais aussi devoirs (à lire : Les Projets Individualisés d’Intégration Sociale deviennent obligatoires pour tous). L’assistant social réalisera ensuite une enquête, dont il présentera les conclusions devant un comité, appelé « Comité Spécial du service Social ». Dans les 30 jours après réception de la demande, le CPAS se prononcera en faveur ou non et informera la personne par recommandé. Cette dernière, dans le cas où elle n’est pas d’accord avec la décision prise, a 3 mois pour introduire un recours au tribunal du travail.

A lire aussi : Création de la Fédération des CPAS bruxellois



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.