CPAS : les défenseurs du secret professionnel retiennent leur souffle

CPAS : les défenseurs du secret professionnel retiennent leur souffle

Ce vendredi après-midi, une deuxième lecture du texte de la proposition de loi mettant à mal le secret professionnel des CPAS aura lieu en commission de lutte contre le terrorisme. S’en suivra le vote définitif au Parlement. Les défenseurs du secret professionnel demandent une dernière fois de contrer la mesure.

Lundi dernier, une audition en commission "attentat" donnait la parole aux 3 fédérations des CPAS à propos de la menace qui pèse sur le secret professionnel. Ils ont pu y défendre leur point de vue et marquer une dernière fois leur réticence et leurs interrogations. Ce vendredi, les parlementaires fédéraux se réunissent pour voter pour ou contre la proposition de loi. Les associations et fédérations qui défendent le secret professionnel retiennent leur souffle.

"Les valeurs du travail social sont en danger"

Dans un communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme, "Le Front peu commun", qui rassemble les 3 fédérations des CPAS, le Comité de Vigilance en travail social, l’ADAS et une série d’autres associations, "demande aux parlementaires fédéraux de voter contre la proposition de loi visant à lever le secret professionnel des membres du personnel des institutions de sécurité sociale. Les valeurs fondatrices du travail social sont en danger." Parce qu’en effet, "Le projet de loi initial de la N-VA, qui ne concernait que les CPAS, implique à présent toutes les institutions de sécurité sociale, les mutualités, les syndicats (qui versent les allocations de chômage), le Forem, les caisses d’allocations familiales, Fedasil..." indique un autre communiqué diffusé par la Fédération des CPAS de Wallonie.

Borsus veut étendre le dispositif

Malgré ces appels presque désespérés, le texte sera vraisemblablement approuvé en commission cet après-midi. À l’instar de la N-VA, auteure de la proposition de loi, les ministres Koen Geens, en charge de la Justice et Willy Borsus, en charge de l’Intégration Sociale, ne comptent rien lâcher. Si le premier n’a pas cessé d’affirmer que "ce sujet doit être pris à bras le corps avec urgence", le second a précisé à la RTBF : "Je pense qu’en ce qui concerne des crimes aussi graves, nous devons oser être offensifs et il y a bien sûr une hiérarchie de priorités. Je ne vous cache pas qu’en ce qui me concerne, je suggérerais même d’étendre le dispositif qui est mis en place aux crimes les plus graves, en dehors des faits terroristes".

Lien vers le communiqué de la LDH



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