Débat houleux en commission sur le parcours bruxellois d'intégration

Débat houleux en commission sur le parcours bruxellois d'intégration

Le projet d’ordonnance qui rendra obligatoire le parcours d’intégration pour les primo arrivants à Bruxelles vient d’être débattu en Commission parlementaire. "Coquille vide" pour les uns, "écran de fumée" pour les autres.

Le parcours bruxellois d’intégration des primo-arrivants deviendra très prochainement obligatoire. En avril 2016, l’avant-projet d’ordonnance de la majorité (PS, CDH, Défi, Open VLD, spa et CD&V) a été approuvé. Les politiques de l’opposition ont immédiatement proposé d’y apporter des modifications. Une année après et 3 centres d’accueil plus tard, c’est à présent le projet d’ordonnance qui est débattu. Et les tensions ne semblent pas s’être apaisées.

"Ce projet est une coquille vide"

Le MR ne décolère pas. Le parti a d’ores et déjà annoncé qu’il s’abstiendrait lors du vote sur le texte. "Notre proposition d’un contrat bruxellois d’intégration civique avait été balayée d’un revers de main par la majorité qui arrive un an plus tard avec un accord a minima. C’est une coquille vide : pas de planning, pas d’évaluation. Même le caractère obligatoire du parcours d’intégration est remis en cause par une longue liste de dérogations", explique à la DH Vincent De Wolf, chef de groupe MR au Parlement bruxellois. Pour le parti, en plus d’un descriptif du parcours qui demeure trop lacunaire dans le projet d’ordonnance du gouvernement, le caractère obligatoire ne serait pas soutenu par un régime de sanctions suffisamment dissuasives.

Régionaliser le parcours ?

Du côté d’Ecolo, qui pense également que le projet est un "écran de fumée", le mécontentement demeure ailleurs. Les Verts souhaitent que les primo-arrivants disposent du même suivi aussi bien du côté francophone que néerlandophone. "La Cocom impose aux primo-arrivants d’aller d’un côté ou de l’autre alors qu’il n’y a pas de coordination prévue entre les bureaux d’accueil", déplore Alain Maron, député Ecolo au Parlement bruxellois. Autre proposition du parti : la création d’un site multilingue pour atteindre davantage de monde. Car le site des bureaux d’accueil francophones ne sont actuellement disponibles qu’en français, ce qui empêche la bonne communication avec le public-cible. Côté néerlandophone par contre, le site internet du centre "Bon" est disponible dans 12 langues. La clé du succès ?

Succès mitigé pour les centres d’accueil

En outre, Ecolo demande aussi de débloquer davantage de places d’accueil. Du côté néerlandophone, 3.000 places sont effectives (et saturées) et 2.400 places supplémentaires sont annoncées. Du côté francophone, les 3 centres (Via et Bapa) ont une capacité commune de 4.000 places. Mais les Verts estiment que ce n’est pas assez étant donné que le flux annuel des primo-arrivants est évalué à 13.000 personnes. Pourtant, 4 mois après l’ouverture du bureau Bapa, seuls quelque 300 primo-arrivants s’y étaient présentés... Des objectifs bien inférieurs à ceux que s’était fixée la Cocof.

La rédaction



Commentaires - 1 message
  • Bonjour, je consulte avec intérêt votre site et je tiens à vous signaler que la commune de Schaerbeek envoie systémaiquement les demandeurs vers le "BON" ! ce qui implique une connaissance non pas de "base" mais approfondie du néerlandais ET du français ... Je vous rendrai visite prochainement. BàV

    nino mercredi 22 mars 2017 10:08

Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.