Démence : le Conseil Supérieur de la Santé formule des recommandations

Démence: le Conseil Supérieur de la Santé formule des recommandations

Le Conseil Supérieur de la Santé a formulé des recommandations spécifiques concernant le diagnostic de la démence, la gestion du comportement et les questions éthiques soulevées par cette maladie.

Le SPF Santé Publique rappelle que la démence est un problème à composante sociale, éthique et humaine qui touche aussi les professionnels exerçant dans diverses disciplines. Selon un rapport de l’OMS publié en 2012, le nombre de cas de démence aura triplé d’ici 2050. Autre élément interpellant dans ce rapport : seuls 20 à 50 % des cas sont diagnostiqués, souvent de façon tardive. Par ailleurs, l’allongement de l’espérance de vie a un impact sur l’augmentation du nombre de maladies liées à l’âge. Certes, il n’existe aucun remède à la démence. Néanmoins, une offre optimale de soins et de services peut limiter les conséquences de la maladie sur les patients eux-mêmes, sur leurs proches ou sur la société.

Promouvoir l’expertise, la multidisciplinarité et l’interdisciplinarité

Les connaissances à propos de la démence évoluent rapidement. Pour le Conseil, il pourrait être intéressant et utile de mettre en place une formation à l’intention des médecins, mais aussi des soins de deuxième intention, où le travail en équipe devrait également être fortement encouragé au sein des services de diagnostic.

Se former en permanence

Au cours de leur formation, les médecins et autres professionnels de santé devraient être sensibilisés tant aux éventuels outils de dépistage des premiers signes de la maladie qu’aux différents types de traitements disponibles et/ou à définir au cas par cas. À cet effet, le Conseil Supérieur de la Santé encourage la proposition de programmes de formations dédiés à la démence, notamment à son stade précoce. L’objectif est d’aider les soignants qui tardent dans certains cas à en identifier les signes. Enfin, il est recommandé aux professionnels de se former en permanence plutôt que de suivre une seule formation.

Mieux informer le public

Le communiqué du SPF Santé Publique insiste également sur l’information du public. Le but : aider la population à avoir une idée plus précise des troubles cognitifs et comportementaux impliqués et qu’elle soit en mesure d’en identifier les signes en temps voulu. Enfin, la sensibilisation du public est également essentielle pour lutter contre la stigmatisation trop fréquente des personnes atteintes de démence.



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