Des équipes mobiles pour éviter l'internement

Des équipes mobiles pour éviter l'internement

Le réseau 107 "ProxiRéLux" et le réseau "Matilda" sont deux nouveaux projets destinés à améliorer les soins de santé mentale en province du Luxembourg.

Présentés ce mardi 29 novembre par le CPAS de Virton, la direction extrahospitalière de Vivalia et le service provincial social et santé de la province du Luxembourg, les réseaux "ProxiRéLux" et "Matilda" permettent à des équipes mobiles d’intervenir chez des patients atteints de troubles mentaux. L’idée est de pouvoir les laisser dans leurs milieux de vie au lieu de les interner. Une pratique innovante déjà évoquée dans un manuel paru en juin dernier et destiné aux professionnels de la santé mentale.

Réseau 107 "ProxiRéLux"

Le premier projet, réseau 107 "ProxiRéLux", a été lancé au début de l’année et s’inscrit dans le cadre de la réforme des soins de santé mentale dite "réforme 107". Par contre, ses équipes mobiles, appelées "Diapazon" ne sont en activité que depuis le mois de novembre. Composées d’éducateurs, d’infirmiers, d’aides-soignants, de psychologues, de psychiatres ou d’assistants sociaux, elles interviennent chez des patients adultes atteints de troubles mentaux. Au travers d’une meilleure prise en charge à domicile, l’objectif est d’éviter l’internement. Ces équipes mobiles sont au nombre de 3 : une équipe pour les situations de crise, une autre pour les situations nécessitant des soins de longue durée et une dernière pour les personnes déficientes sur le plan intellectuel et souffrant de problèmes de santé mentale.

Réseau "Matilda"

Le réseau "Matilda" s’adresse plus particulièrement aux enfants et aux adolescents de la province du Luxembourg atteints d’une déficience intellectuelle. Instauré dans le cadre de la nouvelle politique de soins de santé mentale pour enfants et adolescents, il "vise à leur assurer à tous un accès à des soins adéquats et personnalisés". Derrière ce réseau se coordonnent différents acteurs partenaires impliqués dans l’accompagnement des jeunes. Ils doivent veiller à concrétiser des missions essentielles : la détection précoce et l’orientation, le diagnostic, le traitement, l’inclusion dans tous les domaines de la vie, ainsi que la valorisation et l’échange d’expertise. À cause d’un manque de personnel médical, comme des pédopsychiatres, le réseau "Matilda" ne sera pleinement effectif que dans les prochains mois.



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