Des soins palliatifs plus accessibles pour la dignité des malades

Des soins palliatifs plus accessibles pour la dignité des malades

L’accès aux soins palliatifs devrait être élargi pour un meilleur respect des besoins et de la dignité des malades incurables. Les propositions de loi abondent dans le sens d’un accompagnement du patient dans les différentes phases de sa maladie, nonobstant son espérance de vie.

Les partis politiques belges s’accordent sur la nécessité de modifier la législation relative aux soins palliatifs. La définition actuelle, trop restreinte, bloque l’accès aux personnes qui souffrent d’une maladie incurable sans être pour autant en fin de vie. En pleine réflexion sur une nouvelle proposition de loi, les auteurs mettent en avant l’importance d’un accompagnement des patients à chaque étape de leur maladie. En outre des soins médicaux, il s’agit de s’adapter à leurs besoins de confort ainsi qu’à ceux de leurs familles.

Vers une vision plus empathique des soins palliatifs

Le débat s’articule principalement autour de la nouvelle définition à donner aux soins palliatifs. « La définition actuelle, en se focalisant sur l’accompagnement en fin de vie, exclut certains patients qui nécessitent pourtant des soins palliatifs », explique Catherine Fonck (cdH) dans des propos rapportés par Le Soir. Le problème, c’est que les soins palliatifs sont encore par trop associés aux traitements terminaux des patients atteints d’un cancer. Aujourd’hui, il s’agit de changer les mentalités et d’élargir l’accès à ces soins pour que puissent en bénéficier les personnes atteintes d’une maladie incurable engageant le pronostic vital, sans pour autant être en fin de vie. Une belle victoire pour les associations de sensibilisation, qui recommandent depuis longtemps d’envisager les soins palliatifs plus tôt.

Les soins de la dignité

Un accès élargi aux soins palliatifs vise tout particulièrement à améliorer la qualité de vie des malades, en les adaptant graduellement à leurs besoins. Muriel Gerkens , psychologue de formation et députée fédérale (Ecolo) confiait à Le Soir les enjeux de la nouvelle loi : « Il est important, dès que le diagnostic est posé, d’envisager les soins en fonction des capacités de survie du patient pour passer d’une phase curative à une vie en autonomie puis à l’accompagnement dans la phase terminale. » En proposant des soins de confort beaucoup plus tôt dans le développement de leur maladie, le nouvel enjeu est de proposer aux malades une aide à l’autonomie et au bien-être tout au long de leur vie.

Les professionnels du secteur sont enthousiastes

Pour le secteur médical, cette initiative est accueillie de façon très positive. En effet, les acteurs du terrain ont constaté que l’espérance de vie des patients augmentait lorsqu’ils avaient un accès aux soins palliatifs dans les premiers stades de leur maladie. En outre, on constaterait une diminution de fréquentation des services d’urgence et de soins intensifs, allant de pair avec une diminution du coût des soins.

Les professionnels entendent aussi apporter leur expérience pour une amélioration optimale de la législation. En effet, les acteurs santé ont récemment orienté le débat sur les possibilités d’un accompagnement multidisciplinaire, qui ne se limiterait pas seulement à l’aspect médical des soins palliatifs. On planche notamment sur la collaboration du secteur psycho-social auprès des soins palliatifs, pour apporter aussi un soutien en santé mentale aux personnes atteintes de maladies incurables.



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