De Block dans la ligne de mire des infirmières

De Block dans la ligne de mire des infirmières

L’UGIB interpelle la Ministre de la Santé sur les formations des infirmières : la réforme, moult fois discutée, doit se faire d’urgence. Question de conformité avec la législation européenne. Sinon, une partie de la profession risque d’en pâtir.

L’Union Générale Des Infirmier(e)s De Belgique (UGIB) a adressé une lettre ouverte à la Ministre de la Santé publique, Maggie De Block, afin d’ouvrir le dialogue sur l’adaptation de la formation en soins infirmiers, à une nouvelle directive européenne qui entre en vigueur le 18 janvier.

La Belgique doit se conformer à une directive européenne imposant un volume de formations de 4600 heures (2300 heures de théorie et 2300 heures de pratique), ce qui ne correspond pas au quota des formations actuelles en Belgique. Par ailleurs, la directive exige aussi des infirmiers d’acquérir un socle 8 compétences qu’ils ne possèdent pas tous.

Ce que réclame l’UGIB

L’UGIB souhaite également la révision des études infirmières, actuellement réparties en deux filières : d’une part le brevet, qui forme des infirmiers A2, d’autre part ; le baccalauréat, des infirmiers A1. Ces formations renvoient chacune à deux titres distincts, pour un même exercice professionnel. Afin de se conformer à la législation européenne, l’Union des infirmiers propose de prolonger les études de bachelier d’un an, pour atteindre les 4600 heures nécessaires à la formation et que seule cette filière puisse délivrer le diplôme requis en soins infirmiers. En d’autres termes, l’UGIB plaide pour que la filière brevet soit supprimée, moyennant une période de transition. A la place, elle conseille de lancer une nouvelle formation axée sur les auxiliaires de soins.

Quels avantages ?

Le niveau de formation serait nettement amélioré et cette conformité aux exigences européennes, assurerait aux professionnels diplômés des deux filières de pouvoir travailler au sein d’autres pays européens.

Notons malgré tout, que vu la pénurie actuelle d’infirmiers en Belgique, de trop nombreux départs pour l’étranger n’amélioreraient pas le secteur de la santé...

Un mauvais calcul ?

Les blocages actuels engendrent leur lot de questions. En assurant le maintien des deux formations dans leur état actuel, certains ne pensent-il pas à tort que les A2 seront plus enclins à travailler dans les soins à domicile et dans les maisons de repos ? De plus, l’engagement d’infirmiers brevetés, payés moins cher, n’arrange-t-il pas la plupart des secteurs qui y font appel ? ...Pour Alda Dalla Valle, présidente de la Fédération nationale des infirmières de Belgique (Fnib), "il faut faire preuve d’un courage politique que personne ne semble avoir...".

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- Quelle formation pour devenir infirmier ?

- Mémorandum de l’Union Générale des Infirmiers de Belgique : un an après



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