En France, les secteurs de la santé et du social en ont également assez

En France, les secteurs de la santé et du social en ont également assez

Une grève nationale des secteurs de la santé et du social a lieu ce mardi en France. À l’instar des contestations du non-marchand qui perdurent en Belgique, les infirmiers, assistants sociaux, éducateurs spécialisés... se plaignent principalement de leurs conditions de travail.

Depuis plusieurs mois, les travailleurs belges du secteur non-marchand revendiquent l’amélioration de leurs conditions de travail. Ils veulent obtenir un accord social avec les 3 entités fédérées du pays avant 2018 et le martèlent dès qu’ils le peuvent lors de manifestations. En France, la situation paraît sensiblement similaire. Ce mardi, les professionnels des secteurs de la santé et du social sont descendus dans les rues d’une quarantaine de villes.

Revendications multiples

Si les mauvaises conditions de travail sont au cœur des contestations, d’autres revendications ont également été avancées par les 2 secteurs mécontents. Le manque de moyens ou la course à la rentabilité posent clairement souci. "On est dans des processus industriels, avec des patients qui deviennent des clients, or l’hôpital est le règne de l’imprévisibilité. Aucun patient ne réagit comme c’est écrit dans un tableau Excel", dénonce par exemple Thierry Amouroux, du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). L’intersyndicale FO-CGT et SUD, à la base des manifestations, réclame quant à elle "l’arrêt des fermetures de lits". Une revendication qui trouve une fois de plus son écho en Belgique, notamment dans le secteur de la santé mentale, suite à la nouvelle réforme ‘psy 107’.

Les infirmiers au devant de la scène

Si une telle mobilisation nationale a pu se concrétiser, c’est surtout grâce aux syndicats et associations d’infirmiers. Ces derniers, qui avaient déjà manifesté une première fois au mois de novembre, ont voulu rassembler cette fois-ci davantage de travailleurs. Car leur action avait plutôt bien fonctionné. En effet, face à la colère du secteur et après le suicide d’au moins 5 infirmiers l’an dernier, la ministre française de la Santé, Marisol Touraine, avait dévoilé un plan pour l’amélioration de la qualité de vie au travail des hospitaliers.

La rédaction



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.