Encore une classe d’enseignement de type 2 dans une école ordinaire !

Encore une classe d'enseignement de type 2 dans une école ordinaire !

Né de l’idée d’une maman d’un enfant porteur de trisomie 21, le projet d’ouvrir une classe d’enseignement de type 2 dans une école ordinaire a enfin vu le jour à Charleroi. Et la cohabitation se passe plutôt bien.

La Belgique se met enfin au travail en matière d’inclusion des enfants à besoins spécifiques, portée par l’engagement de parents qui sont las du manque de places. Inspirée de l’école Mater Dei à Banneux, du côté de Liège, une nouvelle classe de type 2 a ouvert ses portes dans une école ordinaire, Saint-Paul, dans la commune de Mont-Sur-Marchienne. Son directeur, Julien Petyt, a fortement encouragé le projet.

Plus de frontières

Les élèves de la classe de type 2 partagent plusieurs moments de leur temps avec les élèves de l’enseignement fondamental dispensé dans l’établissement. Pour le directeur, Julien Petyt, c’est une véritable réussite. Ce dernier explique au journal Le Soir : « Certains sont même mis en « accrochage » dans d’autres classes. Léa et Gabriel ont la maturité pour suivre des cours de maths et de français. Les enfants apprennent à se connaître, à se respecter, à s’apprécier. Même en dehors de l’école : une petite fille a insisté pour que son ami handicapé soit invité à son anniversaire. »

Un premier pas

Pour la ministre de l’enseignement en FWB, Marie-Martine Schyns, cette classe est un premier pas et d’autres initiatives doivent suivre. « Dans le cadre d’un partenariat avec Cap 48, une subvention finance une campagne de prospection et d’accompagnement des écoles. L’objectif est de lancer de nouveaux projets d’inclusion, et d’installer des pôles de ressources où les enseignants pourront échanger de bonnes pratiques et des outils pédagogiques. »

Le point de départ

A l’origine de l’initiative, une maman : Carmela Morici, soucieuse que son petit garçon de 5 ans, Luther, porteur d’une trisomie 21, grandisse dans une société mélangée. Aidée par Emmanuelle Mantovani, directrice de l’établissement spécialisé Mont Cherveuil, le projet de création d’une classe pour enfants à besoins spécifiques, dans un enseignement ordinaire, se concrétise. Julien Petyt accroche. « Une sorte de meilleur des deux mondes où les enfants comme le mien pourraient apprendre à leur rythme, avec une approche adaptée, tirés vers le haut par les petits copains valides », explique C. Morici au Ligueur. Le gain ? Humain, principalement. « C’est important de savoir que l’on peut jouer avec un enfant porteur d’une trisomie. Sans parler des bienfaits pédagogiques qui vont dans le sens de l’accrochage scolaire de tous les élèves. »



Commentaires - 1 message
  • Zijn en genoeg hiervoor opgeleide leerkrachten ?

    Myriam Witzbold mercredi 16 novembre 2016 12:00

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