Enfants victimes d'abus sexuels : fédéral et communautés se joignent au combat de l'Europe

Enfants victimes d'abus sexuels: fédéral et communautés se joignent au combat de l'Europe

A l’occasion de la Journée européenne pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels du 18 novembre, que retenir de l’approche européenne et belge du traitement de la problématique ?

Aussi bien au niveau belge qu’au niveau international, la volonté d’une meilleure prise en charge des enfants ayant vécu de tels traumatismes est là. Pourtant, des entraves à la bonne réalisation du suivi des cas d’abus compliquent le travail des acteurs concernés par la protection de nos enfants. Face à cela, des magistrats, pédiatres, policiers, psychologues tentent tant bien que mal de s’adapter à la situation.

Idées reçues

Ce mal constituant une violation des droits, l’intégrité sexuelle et psychique de l’enfant, n’est pas toujours porté à la connaissance des instances engagées dans ces matières. Quand la victime décide d’en parler, cela a souvent lieu quelques mois, voire quelques années après les faits. D’autres n’en parleront tout simplement jamais. Contrairement à ce qui est largement véhiculé, les enfants victimes d’abus ne sont pas toujours porteurs de lésions physiques et le prédateur fait souvent partie de son entourage. Enfin, même si les statistiques confirment un pourcentage de filles abusées plus important, les garçons sont également visés.

Des cadres législatifs belge et européen importants

Pour mener à bien leur mission, le Conseil de l’Europe et la Belgique vont procéder selon les 4P correspondant à la prévention, protection, partenariat et poursuites. Au niveau européen, la première mesure consiste en la sensibilisation des publics à travers une campagne de communication mettant en avant les vidéos du film d’animation KIKO et « Le lac » . La stratégie de protection, renvoie quant à elle à la Convention de Lanzarotte, et dans un second temps à la Convention internationale des droits de l’enfant. Son but est de sanctionner tous types d’exploitations sexuelles envers le mineur. Au niveau national, il faudra s’attendre à une accentuation des collaborations, entre le fédéral et les communautés. L’impact du monde associatif a également son importance puisque, les rôles joués par Child Focus et l’ECPAT seront renforcés. Le combat est également à mener en ligne, où les abuseurs les plus vicieux se sont déplacés. Le Gouvernement fédéral et les entités fédérées réfléchissent de ce fait à comment contrer ce phénomène.

Nécessité d’une meilleure coordination pour le suivi des victimes

Le monde judicaire ne peut assurer la prise en charge des enfants abusés de manière isolée. Cela nécessite la collaboration multidisciplinaire avec le secteur psycho-médico-social. Des manquements sont à relever au niveau de la coordination entre le privé, les hôpitaux, les Equipes SOS-Enfants, les services d’aide à la jeunesse et la justice. Verrons-nous bientôt l’appariation des structures de prises en charge globales de la question à l’image de la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ou encore le Canada ? "L’organisation de telles structures nécessiterait très probablement une longue réflexion entre les acteurs médicaux, psycho-sociaux et judiciaires mais aboutirait à une meilleure prise en charge de ces jeunes victimes", explique l’O.N.E.

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