Familles à la rue : « pour des solutions d'hébergement durables »

Familles à la rue : « pour des solutions d'hébergement durables »

La politique migratoire européenne fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Et la Belgique ne fait pas exception à la règle, si bien que des associations ont interpellé les pouvoirs publics afin que des solutions durables soient mises en place.

Dernièrement, plusieurs familles roms slovaques et leurs enfants ont été expulsés de leur logement et se sont retrouvés à la rue, précisément dans le parc Maximilien, en face de l’Office des Étrangers. Autres visages, même combat : le petit Joël, 5 ans, atteint d’une maladie rare, et sa maman Peace sont menacés d’expulsion vers le Rwanda. Toujours chez nous, l’expulsion d’une Nigériane la semaine passée a été qualifiée d’insoutenable par le député fédéral Emir Kir qui a assisté à la scène.

Soutenir les droits des migrants

Autant d’exemples qui ont fait réagir, jeudi, quelque 250 personnes mobilisées dans les rues de Bruxelles. Celles-ci manifestaient en faveur des droits des migrants et pour revendiquer la justice sociale et la liberté de circulation.

L’asbl Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers), ensemble avec d’autres associations telles que Amnesty International, la Ligue des droits de l’Homme, Rom en Rom, la plate-forme Mineurs en exil et Bruxelles Laïque, ont quant à elles décidé d’interpeller les pouvoirs publics pour que des solutions d’hébergement durables soient adoptées. Voici leur message :

« Des familles slovaques ont été mises à la rue la semaine dernière. Sans que les autorités ne réagissent. Les associations qui accompagnent les familles en errance à Bruxelles demandent que la Région et les communes bruxelloises adoptent enfin des solutions d’hébergement durables pour éviter ces situations inacceptables.

Hébergées depuis six mois par Fedasil dans un dispositif d’urgence, plusieurs familles slovaques ont été remises à la rue la semaine dernière. Une situation contraire au droit international et belge - Fedasil a d’ailleurs déjà été condamnée à reloger l’une de ces familles - mais aussi au sens commun.

Trouver des moyens pour leur donner une chance

Victimes d’une errance interminable (de squats en dispositifs d’accueil pour sans-abris) depuis 2009, ces familles européennes devraient être prises en charge dans des dispositifs leur assurant une stabilisation et un suivi social adéquat. Cela leur permettrait de reprendre pied et de s’insérer en Belgique. Mais il semble que leur sort n’intéresse personne. Et que remettre des familles à la rue est plus facile que de trouver des moyens coordonnés pour leur donner une chance de sortir du cercle vicieux de l’exclusion et de la stigmatisation dont ils font l’objet. 

Nos organisations demandent que la Région de Bruxelles-Capitale convoque d’urgence une réunion de la task force - créée en 2013 pour, justement, trouver des solutions concertées au problème avec les différents niveaux de pouvoir concernés - et débloque les moyens nécessaires aux communes pour une prise en charge durable de ces familles. C’est le minimum requis dans l’urgence. Si nous ne voulons pas que ces situations intolérables se renouvellent, des projets de type "Housing First" ou "Plan 4 saisons" qui visent l’insertion par le logement et un accompagnement (recherche d’emploi, scolarisation, formations), doivent être engagés pour les familles européennes précaires en errance. »



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