Fédération Wallonie-Bruxelles : les priorités affichées de Rudy Demotte et Isabelle Simonis

Fédération Wallonie-Bruxelles : les priorités affichées de Rudy Demotte et Isabelle Simonis

Les grandes vacances sont désormais terminées, tout le monde a repris ses cartables. La rengaine vaut également pour nos ministres. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait sa rentrée le mercredi 27 août, les parlementaires francophones reprendront, quant à eux, le chemin de l’assemblée le 20 septembre.


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Cette nouvelle année scolaire qui démarre marque également le début de nouvelles attributions pour de nombreux ministres, qui ont été désignés à la suite des élections du 25 mai dernier. Parmi les portefeuilles gérés au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on retrouve notamment l’enseignement, la petite enfance, l’aide à la jeunesse, la promotion sociale et les droits des femmes.

L’indispensable poursuite de l’assainissement budgétaire

Lors de son discours de rentrée, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS) a d’emblée donné le ton : “Les défis de la nouvelle législature vont être importants et essentiellement d’ordre budgétaire même si la FWB ne pratiquera pas la politique de l’austérité. Les deniers publics seront gérés avec rigueur mais les services rendus à la population seront protégés voire même améliorés progressivement grâce à des mesures nouvelles.”

Les choix et priorités du gouvernement ont été scellés dans la déclaration de politique communautaire, qui sert de fil rouge aux 5 années à venir. Voici quelques lignes directrices du programme de gouvernement Demotte pour le secteur psycho-médico-social :

L’enseignement au coeur du débat

L’enseignement a été épinglé comme LA priorité de cette législature, avec comme mot d’ordre l’excellence pour tous. Le discours d’introduction de la législature de M. Demotte n’aborde cependant pas de mesures particulières pour l’enseignement spécialisé. Serait-ce le premier oublié des priorités gouvernementales ?

En matière d’Enfance, 2.000 places seront créées en 2014 et 5.200 en 2015-2018. Un objectif que le ministre-président socialiste considère comme doublement important car “l’accueil des enfants conditionne l’accès à l’emploi, surtout pour les femmes – et, plus globalement, le redressement économique mis en oeuvre par les Régions.”

Revenu minimum et pécule de vacances pour les accueillantes

Autre priorité de cette législature pour le portefeuille de l’Enfance : le statut des accueillantes conventionnées sera amélioré, avec la garantie d’un revenu minimum et l’octroi d’un pécule de vacances.

En outre, la Fédération Wallonie-Bruxelles veut faire du secteur associatif un partenaire privilégié des pouvoirs publics, avec pour mission la réalisation du bien commun dans le cadre des politiques publiques et d’innovation sociale.

La simplification administrative sera également un enjeu essentiel, tant au sein des associations que dans le secteur de l’aide à la jeunesse. Le but est ici de libérer du temps de travail aux acteurs sur le terrain afin qu’ils puissent davantage se concentrer sur leur mission.

Enfin, le gouvernement s’engage à soutenir l’activité physique auprès du plus large public, notamment en travaillant à l’amélioration de l’accessibilité des stages Adeps aux personnes handicapées.

Faire de la jeunesse l’affaire de toute politique

Pour Isabelle Simonis (PS), ministre en charge de la Jeunesse, de la Promotion sociale et des droits des femmes, les enfants et les jeunes sont la base de la société de demain. « Cela semble une évidence, mais notre société vieillissante tend parfois à en oublier la principale implication : celle de faire de la jeunesse - de manière transversale et intersectorielle - l’affaire de toute politique. Et dans cette optique, la politique doit, avant d’être façonnée, prendre en compte son impact sur la jeunesse », souligne la ministre.

C’est la raison pour laquelle madame Simonis s’engage à veiller, durant son mandat ministériel, à articuler la Jeunesse avec l’ensemble des politiques publiques, telles que l’enseignement de promotion sociale et l’égalité des chances, mais également l’emploi, la formation ou encore l’aide à la Jeunesse, l’éducation permanente et la culture.

Former les jeunes à devenir des CRACS

Elle ajoute : «  Il importe de considérer les enfants et les jeunes comme des citoyens à part entière ; de leur donner des clés pour leur permettre de développer un regard critique, de leur apporter soutien et relais dans leurs actions et expressions. Enfin, de leur donner les moyens de devenir des ’CRACS’, c’est-à-dire des Citoyens Responsables Actifs Critiques et Solidaires. »

Concrètement, elle veut faire de l’accueil des jeunes dans les associations un de ses chevaux de bataille, en défendant notamment l’emploi dans le secteur.

Par ailleurs, elle tient à élaborer une politique jeunesse regroupant 3 axes prioritaires :

1) Le bien-être (l’émancipation individuelle) Pour madame Simonis, il s’agira ici d’agir préventivement, dans une approche positive et non moralisante, en mettant en place les conditions propices qui permettront aux enfants et aux jeunes de poser un regard critique et responsable sur la portée de leurs libertés individuelles.

2) La citoyenneté Isabelle Simonis proposera prochainement au secteur des pistes d’actions afin de promouvoir les comportements citoyens, lesquels constituent des conditions essentielles à la construction d’une société plus démocratique, solidaire et égalitaire.

3) L’avenir (l’émancipation sociale) La ministre socialiste veut favoriser l’autonomie des jeunes en travaillant sur les freins à leur indépendance, que ce soit au niveau de l’emploi, de leur couverture de sécurité sociale ou encore au niveau de l’accès au logement. Et cela, afin de permettre une société qui reconnaît à chaque jeune une égale possibilité et capacité de participer aux constructions qui le concernent. Pour ce faire, la ministre souhaite réunir rapidement les représentants du secteur afin de tracer ensemble les lignes directives de ces cinq prochaines années.

Delphine Hotua



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