Formation et métier de sage-femme : situation actuelle

Formation et métier de sage-femme : situation actuelle

La formation et le métier de sages-femmes pourraient changer, suite aux récentes mesures prises par la Ministre de la Santé, Maggie De Block, de réduire le séjour en maternité.


- Les sages-femmes sont en pleine mutation
- Réduction du séjour en maternité : des initiatives voient le jour

La sage-femme est un personnage clé avant, pendant et après la grossesse d’une femme. Suite aux mesures de réduction du séjour en maternité, il serait possible que plusieurs d’entre elles se tournent vers le métier d’indépendantes et renoncent à travailler en hôpital. Zoom sur la formation et le métier actuels des sages-femmes.

Où se former ?

En Belgique, il y a actuellement neuf écoles francophones qui proposent la formation de sage-femme :

Bruxelles : Haute Ecole Francisco Ferrer, Haute Ecole Leonard de Vinci-ISEI, Haute Ecole Libre de Bruxelles-Ilya Prigogine

Liège : Haute Ecole Libre Mosane-St Julienne, Haute Ecole Province de Liège

Namur : Haute Ecole de la Province de Namur, Haute Ecole de Namur, Liège et Luxembourg-Hénallux

Mons : Haute Ecole Province Hainaut-Condorcet

Gilly : Haute Ecole Louvain en Hainaut-Gilly

La formation est un enseignement supérieur non-universitaire de type court et dure quatre ans. Le diplôme permet d’exercer dans tous les pays de la communauté européenne.

Contenu de la formation

Le site de l’Union professionnelle des Sages-femmes de Belgique explique que la formation alterne enseignement théorique dispensé à l’école et enseignement pratique lors de stages. Les stages se déroulent en milieu hospitalier (consultation pré et postnatale, grossesses à risque, salle de naissance et maternité, néonatologie, service de fertilité…) et extrahospitalier (service de l’ONE, suivi de retour précoce à domicile…)

Où pratiquer le métier ?

Actuellement, la majorité des sages-femmes exerce en milieu hospitalier. Cependant, elles travaillent également en maison de naissance (gîtes intra-hospitaliers) ou dans des centres PMA (procréation médicalement assistée). D’autres opteront pour le statut d’indépendante, afin de travailler en cabinet ou chez leurs patientes. Même si leur nombre exact est difficile à établir, l’Union professionnelle des sages-femmes belges cite le chiffre de 9522 sages-femmes inscrites en Belgique en 2013 (SPF Santé publique). Avec les nouvelles mesures prises par la Ministre, il faudra, à terme, voir si le nombre de sages-femmes indépendantes n’augmente pas, puisqu’il y aura un glissement de prise en charge de l’hôpital vers le domicile.

Quelle rémunération espérer ?

En ce qui concerne le salaire, les sages-femmes conventionnées exerçant comme indépendantes sont payées à différents tarifs, en fonction des prestations. Les soins prénatals sont par exemple facturés 36,22 euros de l’heure. A titre indicatif : le salaire moyen net sera de 1400 euros en débutant et de 2000 euros nets après 20 ans de carrière, en milieu hospitalier.

Un rôle capital

La sage-femme est disponible pour des consultations prénatales afin de prescrire les examens gynécologiques à accomplir, elle épaule les femmes (parfois les couples) dans leur préparation à l’accouchement et durant la phase de travail. Elle réalise les accouchements physiologiques sans complications et donne les premiers soins au nouveau-né. La jeune-maman peut également faire appel à elle pour des conseils en matière d’allaitement ou tout autre problème « classique » du postpartum (retirer les fils lors d’une césarienne, constipation…)



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