France : des chèques santé pour prévenir les risques psychosociaux ?

France : des chèques santé pour prévenir les risques psychosociaux ?

Dès le 1er janvier 2015, les salariés français pourraient bénéficier de chèques santé pour accéder aux soins de bien-être. Objectif : la prévention des risques psychosociaux.

De nombreux français ne se tournent pas vers les soins primaires de santé par manque d’argent : dès 2015, les entreprises françaises mettraient à leur disposition des chèques santé. Ces derniers permettraient de financer des consultations ou des soins de prévention non remboursés par la Sécurité Sociale, comme la kinésithérapie ou la psychologie. Des chèques d’un montant plafonné à 156 euros par an et salarié seraient remis dès début 2015.

Prévenir les risques psychosociaux...

Le but de cette initiative est de donner accès aux salariés à des activités de "bien-être", pas ou peu prises en charge par les mutuelles. Les employés pourraient donc se tourner plus facilement vers des soins comme la kinésithérapie, la pédicure-podologie, la chirurgie esthétique, l’ostéopathie ou la psychologie. Les professionnels désirant bénéficier de ce système devraient s’y inscrire et de manière analogue, l’utilisation de ces chèques santé par les particuliers ne pourrait s’effectuer que chez ces professionnels enregistrés.

Soumis à une pression de plus en plus forte et à un stress lié au travail de plus en plus important, les employés pourraient accéder plus facilement à des soins de bien-être.

... ou favoriser le bien-être des sociétés ?

Les chèques santé pourraient être en réalité un réel avantage pour les employeurs : leur création permettrait aux entreprises de réduire l’impôt sur les sociétés. Ces dernières pourraient également présenter ces chèques santé comme un nouvel argument supplémentaire lors des entretiens d’embauche.

Alors que 3.3 millions de personnes n’ont pas de mutuelle santé pour raisons financières, pourquoi proposer des chèques santé pour réaliser des soins secondaires dits de bien-être ? En 2013, 1 personne sur 5 en Wallonie a reporté ou renoncé à des soins par manque d’argent, selon un bilan réalisé par la Mutualité Socialiste. Ces chèques bénéficieraient essentiellement aux prestataires concernés : certains n’étant pas considérés comme des professionnels de la santé, une nouvelle clientèle s’offrirait de ce fait à eux.



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