"Hack for refugees" : intégrer les réfugiés par l'entreprenariat

L’initiative "Hack for refugees" vient de plancher sur le futur professionnel des réfugiés en Belgique. Le temps d’un week-end, 3 lauréats ont été récompensés pour leurs réflexions et solutions entrepreneuriales qui pourraient faire mouche !

La récente crise migratoire a engendré un élan de solidarité parmi les citoyens. L’offre d’abris et de nourriture au parc Maximilien ayant parfaitement illustré cette réalité. Pour Anis Bedda, cofondateur de Transforma blx, il est à présent temps d’envisager des solutions en vue d’assurer un meilleur futur aux réfugiés. Une première initiative en la matière s’est tenue le week-end des 22-23 janvier dans les locaux de Transforma bxl. L’occasion de réunir des acteurs d’univers professionnels et sociaux variés. Des entrepreneurs issus du secteur privé, coaches, ONG ont ainsi échangé leurs idées. Cinq refugiés étaient aussi présents et ont témoigné de leur vécu et besoins, afin de mieux nourrir cette séance de coworking.

Créativité et marché du travail

Parmi les membres du jury censés juger les projets proposés, on a noté la présence de Jean-Pierre Luxen, directeur général de Fedasil, l’agence fédérale en charge de l’accueil des réfugiés. Le premier prix fut décerné à "Popup Factory", dont l’objectif est de créer un réseau international de points de vente d’articles artisanaux réalisés par des réfugiés. Outre la dimension entrepreneuriale, ces initiatives ont aussi pour but d’occuper les longs mois d’attente à travers l’apprentissage des langues, du sport et du développement de la créativité de chacun. Le projet SkillUp soutient la création d’une base de données de CV des réfugiés. Dans le même genre, le projet : "Entrepreneurs without Boundaries", arrivé ex- aequo, se base sur la collaboration entre structures entrepreneuriales. Le but : inciter les réfugiés à créer leur propre entreprise ou à endosser le rôle d’"extrapreneur" au sein d’une entreprise existante.

De belles initiatives mais....

Tout demandeur d’asile peut durant l’attente de régularisation de son séjour travailler légalement après 4 mois. La grosse difficulté réside dans la validation incertaine des diplômes. Pour le moment, les agences pour l’emploi sont livrées à elles-mêmes pour résoudre ce problème, ce qui handicape médecins, ingénieurs, avocats, etc. Le souci se pose moins pour les réfugiés non qualifiés.

Les personnes désirant apporter leur contribution au " Hack with refugees", peuvent consulter l’agenda des prochains événements ici.



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