Hausse des étudiants en kinésithérapie : la fin de la pénurie ?

Hausse des étudiants en kinésithérapie: la fin de la pénurie?

Les étudiants en kinésithérapie ne sont pas moins de 5612 en Flandre, selon un rapport de Het Laastste Niews publié ce mardi, contre 1462 en 2008. Une augmentation significative est également constatée dans les universités francophones. Ce nouvel afflux de kinésithérapeutes survient alors que les jeunes diplômés peinent à s’insérer sur le marché de l’emploi, et ce malgré une pénurie de métier.

Les étudiants en sciences de la santé sont à la hausse dans les universités belges, et la majorité d’entre eux se tournent vers la kinésithérapie. Or, les futurs kinésithérapeutes anticipent déjà des difficultés à trouver du travail, et même un stage. Paradoxalement, la profession est sujette à une forte demande de main d’oeuvre. Explications.

Kinésithérapeute : un métier qui séduit

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les métiers des secteurs de la santé et du social attirent de plus en plus d’étudiants. En Flandre, les étudiants en kinésithérapie sont aujourd’hui 4 fois plus qu’en 2008. D’après des informations rapportées par la RTBF, l’UCL recense cette année près de 1000 étudiants en kinésithérapie, dont 450 en première année, sur les 1480 inscrits à la faculté de sciences de la motricité. Interrogé, le doyen de la faculté Thierry Zintz a néanmoins tenu à nuancer cet afflux important d’étudiants : Ils sont nombreux à décrocher, et "le plus grand nombre des inscrits ne passe d’ailleurs pas de la 1e année à la 2e", a-t-il déclaré.

Quel avenir professionnel ?

Le nombre des étudiants en kinésithérapie est donc bien loin d’une future réalité de l’emploi, même s’il est incontestable que les vocations sont en hausse. Pour autant, les futurs diplômés sont nombreux à s’inquiéter de leur insertion sur le marché du travail, et peinent à trouver des places en stage. Un avenir professionnel perçu comme bouché, alors que les formations en kinésithérapie figurent toujours sur les listes des métiers en pénurie.

La pénurie de métier très localisée

Pour le Het Laatste Niews, le directeur des programmes de la faculté de kinésithérapie de l’université de Louvain, Filip Staes, a livré des explications sur ce phénomène paradoxal. Selon lui, "Il y a une forte demande en gériatrie et en psychiatrie, difficile à combler". Au sortir des études, les kinésithérapeutes seraient donc trop nombreux à préférer s’installer en cabinet. En conséquence, le besoin de main d’oeuvre serait principalement localisé dans les centres de soin, comme les homes et les hôpitaux.

Avis aux universités et aux centres de formations : pourquoi ne pas orienter les étudiants en kinésithérapie vers les besoins des secteurs gériatriques et psychiatriques ?

Florence Monnoyer de Galland



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