Isabelle Simonis et le secteur jeunesse : " Que le dialogue soit permanent ! "

Isabelle Simonis et le secteur jeunesse :

Nouvelle venue dans la politique jeunesse, Isabelle Simonis avait fait part au début de la législature de sa volonté de placer la concertation au cœur de sa méthode. Avec les récentes sorties dans la presse, le débat s’est cependant quelque peu crispé...


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À ses débuts en tant que ministre de la jeunesse, l’ancienne présidente du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a rencontré toutes les fédérations de jeunesse en leur demandant leurs desiderata et revendications.

Ensemble pour définir le fil rouge de la politique jeunesse

L’idée d’une telle démarche était de travailler main dans la main avec le secteur de la jeunesse. « Sollicité avant même que la note d’orientation stratégique 2014-2019 soit portée devant le gouvernement, le secteur de la jeunesse n’a demandé que peu d’amendements. Néanmoins, un maximum de leurs remarques ont été intégrées car il est important pour la ministre de travailler ensemble avec ceux qui sont sur le terrain », fait part Stéphanie Wilmet, l’attaché de presse d’Isabelle Simonis.

Une information confirmée par Yamina Ghoul, la secrétaire générale de la COJ, la Confédération des Organisations de Jeunesse Indépendantes et Pluralistes. : « dans le cadre de la présentation de sa note d’orientation, la ministre Simonis a associé non seulement le secteur de la jeunesse mais aussi le Conseil de la Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Commission consultative des Centres et Maisons de Jeunesse, l’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse, le Bureau International Jeunesse et encore les gouvernements communautaires, régionaux et fédéral ainsi que les organisations syndicales par le biais de rencontres en front commun ».

C’est peu dire que la ministre a veillé à s’entourer d’experts afin de définir au mieux les priorités des 5 années à venir.

« Dans les moments de crise, il faut être créatif »

Il a été décidé entre autres choses de revoir les décrets pour les rendre plus modernes et en meilleure adéquation avec les exigences actuelles du secteur.

Quelques mois après l’entrée en fonction d’Isabelle Simonis, la politique jeunesse n’échappant pas aux mesures d’économies en vigueur dans le pays, la ministre a appelé à la « créativité de chacun comme carburant de remplacement », comme le rapporte sur son site web la Confédération des Organisations de Jeunesse.

Il faut dire qu’une des réalités de l’associatif est d’être tributaire de financement. « Or avec l’effort que nous demande l’Europe depuis 2008-2010, on est tous appelé à faire des économies pour rembourser le déficit de la dette belge », souligne le cabinet Simonis. Dans un tel contexte, la ministre prône la concertation avec le secteur et la créativité pour trouver des solutions. « Le tout sur quelques priorités : l’emploi et la formation des jeunes, l’évaluation des décrets, la simplification administrative », précise Yamina Ghoul dans la revue trimestrielle du mois d’octobre de la COJ avant d’ajouter : « Soyons créatifs, n’ayons l’air de rien. Mais quel paradoxe : l’enseignement, la culture, la jeunesse tant valorisés par le politique subissent le détricotage de l’État providence ! »

Le secteur jeunesse en mal de solidarité

Quoi qu’il en soit, à la veille du renouvellement de reconnaissance des OJ, la polémique qui agite aujourd’hui le secteur jeunesse met à mal cette concertation voulue par la ministre de tutelle. « Ce qui s’est passé aujourd’hui dans la presse met en difficulté toutes les organisations de jeunesse. Pour la prochaine procédure de renouvellement, ça ne se passera certainement pas dans une ambiance sereine et solidaire, d’autant plus que les moyens financiers sont ce qu’ils sont », regrette Yamina Ghoul.

Car tous les 4 ans, les organisations de jeunesse doivent réintroduire une demande de renouvellement de reconnaissance. Un dossier lourd à construire et qui est traité à 3 niveaux : par le secteur lui-même, par les inspecteurs et par l’administration. « Dorénavant, chacun peut se tenir le ventre car il ne sait pas par qui il va être mangé. Avec ce qu’il s’est passé, il n’y a plus de solidarité dans le secteur », déplore-t-elle encore.

Reste l’espoir qu’en un an les choses se tassent et, que pour le 30 mars 2016, date à laquelle les dossiers des organisations de jeunesse doivent être déposés, la confiance et la solidarité soient à nouveau au beau fixe !

Delphine Hotua

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