Jeunesse : la prévention continue

Jeunesse : la prévention continue

Les événements tragiques de Bruxelles nous montrent une fois de plus que la prévention est centrale dans le combat contre la radicalisation. A l’heure des réseaux sociaux, la FWB veut donner les outils nécessaires aux acteurs pour parler aux jeunes.

La lutte contre la radicalisation passe aussi par la prévention. Dès lors, le secteur de la jeunesse est particulièrement concerné. Déjà depuis les attentats de Paris, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles concrétisait plusieurs actions en la matière parmi lesquelles : la dispense de formations à 200 acteurs de terrains. Ce travail a soulevé la faiblesse des relations de confiance entre jeunes et professionnels. Autre élément interpellant : le manque d’esprit critique chez certains jeunes face à la désinformation. Aujourd’hui, le Gouvernement de la FWB adopte 11 nouvelles mesures préventives à destination des jeunes pour approfondir le travail entamé.

Assister les professionnels

Quatre axes de travail seront développés :

- l’analyse des discours médiatiques à l’heure du digital ;
- la liberté d’expression ;
- la législation anti-discrimination ;
- l’aptitude à la communication interculturelle.

Coût de la mise en œuvre : 90.000 euros. Un budget qui permettra de financer plusieurs actions. Parmi celles-ci : des formations, coaching individuel et outils pédagogiques à destination des professionnels. Le but : déconstruire et faire face aux postures de radicalisation. Le lancement d’une pièce de théâtre sera également d’actualité à Bruxelles et en Wallonie. Enfin, un colloque universitaire à destination des cadres du secteur se tiendra bientôt dans la capitale bruxelloise.

Une formation obligatoire pour les responsables du secteur

D’autre part, 7 mesures structurelles permettront de renforcer le maillage sur le terrain de façon à mieux contrer les phénomènes de radicalisation. Autre visée de l’initiative : la mise en œuvre d’un dispositif d’actions positives dans les centres urbains et le renforcement de l’ensemble des animations jeunesse autour des 4 axes précités. A plus long terme, il est également prévu d’organiser une formation obligatoire, uniformisée et certifiée, des cadres du secteur Jeunesse.

Lutter en amont

« A côté du volet répressif, l’autre enjeu de taille de la lutte contre les radicalismes se situe en amont, dans la prévention et le projet de société porté et proposé aux citoyens et aux jeunes. Il est donc urgent de continuer à agir sur le terrain, dans les différents lieux fréquentés et visités par la majorité des jeunes » explique Isabelle Simonis, Ministre en charge de la Jeunesse et de l’Egalité des chances.



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