Journée européenne des Droits du patient : l’importance des données électroniques

Journée européenne des Droits du patient : l'importance des données électroniques

Cette année, la Journée européenne des Droits du patient a comme thématique l’échange électronique des données de santé.

A l’occasion de la Journée européenne des Droits du patient ce 18 avril, la Mutualité chrétienne et l’asbl Altéo ont choisi de mettre en avant la thématique de l’échange électronique des données de santé et l’importance de donner son consentement au partage de ces données. A cet effet, une série d’animations, rencontres, séances info...sont prévues en Wallonie et à Bruxelles.

Pour qui ?

Lors de ces rendez-vous, les volontaires d’Altéo, des animateurs formés et des conseillers mutualistes prendront la parole afin d’expliquer l’importance du partage électronique des données de santé entre tous les prestataires de soins. Les participants auront l’occasion de poser diverses questions concernant :
- l’accès aux données
- la gestion des données et ses permissions d’accès
- le point de vue des soignants
- la sécurisation des échanges

Plus de 3 millions de Belges concernés

Le mois dernier, les prestataires de soins ont demandé, par voie électronique, plus de 140 000 fois des données de santé de patients. C’est 14 fois plus que l’an dernier à la même période. Aujourd’hui, 3,1 millions de Belges ont déjà donné leur consentement à cet échange. C’est quatre fois plus qu’il y a un an. Cela semble avoir de l’effet « L’échange électronique de données de santé est en pleine expansion », indique la secrétaire nationale de la Mutualité chrétienne (MC), Elisabeth Degryse. « Plus que jamais, il est important que les patients donnent leur consentement pour le partage de leurs données de santé ».

Le dossier santé, un droit

En Belgique, chaque patient a droit à un dossier santé. Pour garantir une meilleure prise en charge, il apparait important de partager rapidement et efficacement des données de santé entre prestataires de soins. Il existe 3 conditions pour favoriser cela :

1) la création d’un dossier santé électronique

2) le patient doit donner son consentement à cet échange. Il peut réaliser cette démarche via le Réseau Santé wallon (RSW - www.rsw.be) ou le Réseau Santé bruxellois (RSB – www.reseausantebruxellois.be), selon la région qu’il habite

3) le patient peut aussi solliciter l’aide de son prestataire de soins, de son pharmacien ou de sa mutualité.

Place au Sumehr

« Pour les patients, c’est un progrès énorme. Ils peuvent recevoir plus facilement et plus rapidement un traitement de qualité. Les examens redondants, comme les radios, peuvent être évités. De ce fait, la charge administrative globale diminue et des frais inutiles sont évités », poursuit Elisabeth Degryse. « Grâce à la numérisation des dossiers de santé, il est également possible de partager un résumé des données de santé du patient : le Sumehr (Summarized Electronic Health Record). Il présente les données minimales dont le médecin a besoin pour évaluer rapidement l’état de santé d’un patient et lui proposer, ainsi, les soins les plus adaptés ».

Rappel : début du processus en novembre 2015

Le gouvernement avait lancé en novembre un vaste programme d’informatisation des échanges dans le domaine de la santé. Il visait à intégrer les nouvelles techniques de communication pour la transmission des données médicales, administratives et financières entre tous les acteurs du système de soins de santé. Ces projets, qui se développeront jusqu’en 2018, modifieront et faciliteront les rapports entre les acteurs des soins de santé et entre les acteurs et les patients.

Pour consulter le programme conçu à l’occasion de la Journée européenne des Droits du patient, cliquez ici.



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