Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre les Femmes

Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre les Femmes

À Bruxelles et en Wallonie, divers actions prennent place à l’occasion de la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence contre les Femmes le 25 novembre. Objectif : endiguer un phénomène qui est en pleine recrudescence.

Il y a 60 ans, les Nations Unis organisaient la première Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence contre les Femmes. En 2015, qu’en est-il de la situation à Bruxelles et en Wallonie ? Et surtout, que retenir des campagnes faisant la promotion de l’événement ?

Plus nombreux à être confrontés à la violence conjugale

En 2013, 162 femmes sont décédées en Belgique des suites de violences conjugales. Un peu moins de 40.000 personnes ont également porté plainte auprès de la police. Des études récentes ont montré que 9 jeunes sur 10 étaient victimes et/ou responsables d’atteintes à l’intégrité physique ou psychique de leur conjoint. Dans les couples touchés par le phénomène, l’on perçoit généralement un climat où s’exercent l’autorité et le sentiment de supériorité de l’un sur l’autre. Plus effrayant encore : la catégorie d’âge à laquelle appartiennent ces personnes en couple : parfois dès 12 ans. L’an passé, 134 appels ont été enregistrés chez Ecoute-Enfants, soit dix fois plus qu’en 2013.

Une campagne multicanal

La Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie et la Commission communautaire française (COCOF) lancent la campagne « NO VIOLENCE, ne laisse personne décider en ton nom ». Elle cible les jeunes couples de 15 à 25 ans à travers 3 canaux : la télévision, la radio le téléphone et internet. Pour les deux premiers, des publicités chocs seront diffusées sur cette plateforme. Une ligne téléphonique gratuite (0800/30.030) est disponible pour apporter renseignements aux victimes, témoins et auteurs de faits de violence en tout anonymat. Pour ce qui est d’internet et des réseaux sociaux, le site NO VIOLENCE sensibilise entre autres à travers des tests et quizz en ligne. Des brochures et affiches seront distribuées dans les lieux que fréquente le jeune public. Sont concernés les écoles et hautes-écoles, les secteurs de la jeunesse et de l’aide à la jeunesse ou encore les pouvoirs locaux, les centres de planning familiaux et les services d’aide aux victimes des différentes zones de police.

Une campagne en plusieurs actions chocs

La campagne « Ne souffrez plus jamais en silence », se concentre sur la Région de Bruxelles-Capitale. Le coup d’envoi a été donné mercredi 18 novembre suite à la conférence de presse donné à la Bourse par la Secrétaire d’Etat à l’égalité des chances. Le site SOSVIOLENCE a été mis sur pied dans la foulée à destination des victimes et auteurs en recherche d’aide.

La distribution annuelle du ruban blanc, signe de combat envers la violence faite aux femmes est renouvelée, à la rue Neuve le mercredi 25 aout à 11h30.

Pour clôturer la campagne, un colloque sur le thème "grossesse et violence" aura lieu dans le bâtiment Flagey le mardi 1er décembre à 9h30. Vous pouvez consulter le descriptif complet de l’activité ici.

N’hésitez pas à participer, commenter et réagir sur nos réseaux sociaux ou Forum.



Commentaires - 1 message
  • Aucun commentaire,si ce n'est que les personnes qui affligent ces violences sont souvent des récidivices,il faudrait pouvoir plaquer leur photo sur les réseaux sociaux et mettre en garde la population.Je sais il y a le secret de la vie privée,eux ils n'ont aucuns soucis à vous enlevez,toute dignité et vous mettre en difficulté face à la société.La gene,les remords,le manque d'expression,de language,le lavage de cerveau...Les réunions ne suffisent pas,ils doivent etre puni comme ils nous punissent.

    Mare jeudi 26 novembre 2015 11:20

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