Kir continue tant bien que mal la lutte contre la prostitution

Kir continue tant bien que mal la lutte contre la prostitution

Kir continue tant bien que mal la lutte contre la prostitution. Le règlement sur la prostitution à Saint-Josse annulé, le bourgmestre veut proposer un nouveau texte pour agir sur l’emplacement des carrées.

« Concrètement, il s’agira de mettre à jour les adresses où la pratique de l’activité de prostitution est autorisée, comme c’était déjà le cas dans le règlement de 2011. Plus question donc de certificat de conformité, ni d’heures d’ouverture »,explique Emir Kir au sujet de la nouvelle version du règlement qu’il prévoit de soumettre au conseil communal, le 30 mai. Parallèlement, il aimerait procéder à une rénovation urbaine du quartier. Le débat devrait être entamé avec le secteur afin redéfinir la place des prostitué(e)s.

Une problématique qui relève du fédéral

La démarche de Kir apparait comme un dernier recours face à la décision du Conseil d’Etat du 3 mai dernier. Le Conseil avait évalué que seul le fédéral était compétent pour légiférer sur les questions liées à la pratique du travail en rue. L’arrêt a estimé que la commune stigmatisait les travailleurs de sexe en imposant un certificat de conformité fixé à 2500 euros ainsi que la fermeture des vitrines entre 23 et 7h du matin et les dimanche.

Des acteurs de terrain satisfaits

Ces mesures étaient comprises dans le règlement qui devait entrer en vigueur le 1er mars. Le Collège communal avait décidé de respecter une période de transition d’environ un mois afin de sensibiliser les acteurs, mais cela n’a pas suffit. D’où la décision de ceux-ci de saisir le Conseil d’Etat en février. Aujourd’hui, le secteur se réjouit du revirement de situation en leur faveur. "Entre le règlement de la Ville de Bruxelles qui a été en partie annulé pour le quartier de l’Alhambra et maintenant la suspension de celui d’Emir Kir à Saint-Josse, cela montre qu’on ne peut pas faire des politiques qui stigmatisent des travailleuses du sexe", a déclaré Maxime Maes, porte-parole du collectif Utsopi.

Des propriétaires également mécontents

Vingt-deux propriétaires avaient également saisie le Conseil d’Etat, quelques jours après l’action des acteurs de terrain. La taxe communale que devaient payer les propriétaires de carrées était passée de 950 à 3000 euros.



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