L'accueil de la petite enfance, freiné par une politique trop rigide ?

L'accueil de la petite enfance, freiné par une politique trop rigide ?

Alors qu’à Bruxelles, la Cocof, compétente en matière de milieux d’accueil de l’enfance, est accusée de ne pas utiliser la totalité du budget disponible, dans le Brabant wallon, certaines crèches sont contraintes de fermer leurs portes à cause des coûts trop élevés pour respecter les normes.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, la réforme des milieux d’accueil est en cours depuis quelques mois. L’un des dossiers phares est l’élaboration d’un statut pour les accueillantes d’enfants conventionnées qui est en passe de se concrétiser. Autres points en discussion : la simplification du cadre administratif des milieux d’accueil et l’implication croissante des entreprises dans la création de nouvelles places. Des avancées très attendues dans le secteur, car elles débloqueront certainement bon nombre de situations problématiques. À savoir, le manque criant de places en crèches, les budgets mal exploités, les coûts trop élevés pour mettre en place certaines normes...

La Cocof pointée du doigt

Ecolo accuse la majorité bruxelloise de ne pas saisir toutes les opportunités qui se présentent à elle pour ouvrir davantage de places d’accueil de la petite enfance. En effet, la Cocof, compétente en la matière, n’utiliserait pas la totalité du budget disponible. "Près de 30 millions d’euros d’encours se sont ainsi accumulés dans la trésorerie de la Cocof et seule une poignée de places ont été ouvertes à ce jour", déplore le député Alain Maron à La Libre. Il rappelle que l’accord de la majorité prévoit pourtant la création de 7.500 places à l’horizon 2024. Ce qu’il faudrait, selon Ecolo, c’est que la Cocof crée ses propres crèches tout en continuant à octroyer des subsides à d’autres opérateurs. En séance plénière de la Cocof, la semaine dernière, la ministre-présidente Fadila Laanan a estimé l’idée faisable, mais n’envisage pas de la concrétiser. Un refus incompréhensible pour Ecolo.

Le Brabant wallon tire la sonnette d’alarme

Lundi, le député provincial Tanguy Stuckens (MR) a présenté le bilan de la politique menée en Brabant wallon pour favoriser l’accueil de la petite enfance. Et il semble préoccupant. Bien que la région ait le meilleur taux de couverture en FWB, la situation reste précaire. Ce qui pose problème, c’est surtout l’absence de statut pour les accueillantes d’enfants et le manque d’aide aux milieux d’accueil privés alors que l’investissement pour respecter les normes est très couteux. Un dernier point qui force de nombreuses crèches privées à fermer leurs portes alors qu’elles représentent environ 2.000 places sur les 5.000 disponibles.

La rédaction

[À lire]

- Bruxelles : la Cocom met fin aux crèches illégales
- BB Pack, un incitant financier pour les accueillant(e)s d’enfants
- Petite enfance : les services d’accueil peu accessibles à Bruxelles
- L’Aide à la jeunesse et la Petite enfance : trop compliqués ?
- Appel à une reforme du secteur de la petite enfance en Wallonie
- Places en crèches : dépasser le problème du quantitatif !



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.