L'alternance a le vent en poupe à Bruxelles

L'alternance a le vent en poupe à Bruxelles

A l’occasion d’une visite d’Etat du Roi Philippe en Suisse afin d’étudier les bonnes pratiques en matière de formation en alternance, Didier Gosuin a annoncé le lancement d’un projet de Master en alternance.

Ces 22 et 23 juin, le Roi Philippe effectue une visite officielle en Suisse, en présence d’une délégation composée de l’ensemble des acteurs et représentants de l’enseignement et de la formation en alternance. Le but est d’étudier les bonnes pratiques en matière de formation en alternance. Ce fut l’occasion, pour le ministre bruxellois de l’Economie, de l’Emploi et de la Formation professionnelle d’annoncer le lancement d’un projet-pilote de Master en alternance en partenariat ICHEC-CAM. En effet, présent au sein de la délégation belge auprès du Roi Philippe, Didier Gosuin en a profité pour annoncer le lancement à la rentrée prochaine d’un Master en Alternance en informatique de gestion. Une première pour Bruxelles.

L’alternance, un tremplin pour l’emploi

Deux jours à l’école, trois en entreprise : en Suisse, la formation en alternance, deux tiers des jeunes s’y engagent, y compris dans le supérieur. Un chiffre inspirant quand on connait le taux d’insertion dans l’emploi au terme de la formation en alternance : 82% des chercheurs d’emploi issus de l’alternance trouvent un emploi dans l’année (source : Actiris). « Chez nous, explique Didier Gosuin, du chemin reste à parcourir au regard de ces résultats impressionnants, en particulier en termes de réputation : malgré les efforts parcourus, le mécanisme de la formation en alternance est encore trop souvent associé à une filière de relégation. Or la formation en alternance est un passeport idéal pour l’emploi ».

Une première formation en alternance à haute qualification à Bruxelles

Ce nouveau Master vise à former de futurs Business Analysts, un métier en forte demande sur le marché du travail bruxellois. « A l’heure de l’économie digitale, explique Didier Gosuin, de nombreuses entreprises sont engagées dans une transformation numérique demanderesse de main d’œuvre qualifiée. Notre pays et la Région bruxelloise connaissent un déficit chronique de main d’œuvre dans le secteur des TIC. Y répondre est l’un des objectifs du Plan NextTech, première stratégie de soutien à l’entrepreneuriat numérique pour Bruxelles adoptée à mon initiative en février dernier ».

Un projet de sensibilisation des entreprises

Les étudiants de ce Master en « Business Analyst » bénéficieront ainsi d’un cursus académique classique, doublé d’une formation en entreprise. Pour Didier Gosuin, « c’est l’un des défis majeurs de la formation en alternance : sensibiliser les entreprises à l’accueil et à la formation des apprenants. Il faut que les patrons jouent le jeu. C’est d’ailleurs, pour eux, la garantie de bénéficier d’un personnel qualifié, dont les compétences répondent directement à leurs besoins. »

6.000 places de formations en 2020

Via l’adoption du Plan Formation 2020, une batterie de mesures a été prise par Didier Gosuin pour booster la formation en alternance. Développement de l’équipement des centres de formation, primes au tutorat, appels à projets pédagogiques innovants… Fin 2016, on dénombrait 5.000 jeunes formés en alternance à Bruxelles. Avec le Plan Formation 2020, on vise à avoir 6.000 places de formation en 2020, soit une hausse de 20%.

Ouvrir de nouvelles portes du coté des formations

« Des centaines d’emplois sont à conquérir. C’est un potentiel fantastique, dont l’exemple suisse démontre l’efficacité. Ainsi en Suisse, le système ne ferme aucune porte. Quelle que soit le parcours que le jeune entreprend, il a la possibilité, grâce aux passerelles existantes, d’accéder à toutes les possibilités offertes par l’enseignement supérieur. En Belgique, nous faisons face à un certain conservatisme dans le chef du monde enseignant. Ce dernier doit accepter qu’il existe d’autres parcours de formation qui permettent in fine de maîtriser des compétences. La Belgique a une marge de progression énorme devant elle. A Bruxelles, nous sommes résolument en ordre de marche pour l’atteindre », explique encore Didier Gosuin.

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