L’AViQ remet les pendules à l’heure

L'AViQ remet les pendules à l'heure

Récemment, l’Agence wallonne pour une Vie de Qualité (AViQ) a fait l’objet de critiques dans la presse, suite à la non-adoption de son budget 2017. Marc Elsen, président du conseil général, clarifie la situation.

Depuis le 1er janvier 2016, l’AViQ, qui remplace l’AWIPH (L’agence wallonne d’intégration des personnes handicapées) est opérationnelle. Cet Organisme d’Intérêt Public (OIP) a vu le jour suite aux transferts de compétences résultant de la 6ème réforme de l’Etat. A la mi-octobre, l’AViQ était censée voter son budget de fonctionnement pour 2017. Coup de théâtre : 3 votes favorables, 3 défavorables et 4 abstentions et dès lors, un budget non-adopté. Suite à une question parlemantaire, le ministre de tutelle, Maxime Prévot, a rappelé à chacun ses responsabilités en refusant que l’élaboration du budget n’incombe à son cabinet. Marc Elsen, président du Conseil général de l’AViQ, partage son avis.

Qu’est-ce qu’il s’est passé avec le budget ?

L’AViQ devait remettre son budget au Parlement pour la mi-octobre. Or, pour Marc Elsen, ce délai était « trop court par rapport au conclave budgétaire. Ce laps de temps relativement court n’a pas favorisé les concertations, en ce compris de représentants au Conseil général par rapport à leur mandataire. Le vote au Conseil général traduit le manque d’espace-temps relatif à la concertation. »

Cependant, à la remarque « Mais, la situation budgétaire de l’AViQ était connue, puisqu’un premier budget avait été transmis à M. Prévot dès le mois de juin… Donc, quand vous me dites que vous avez manqué de temps pour vous concerter, ça me semble difficile à croire », M. Elsen reconnait qu’à l’époque, le budget présenté au ministre contenait un déficit relativement important car le Conseil général ne savait pas comment amorcer des économies. « De facto, cette situation allait amener le ministre et le gouvernement à proposer eux-mêmes des économies et à réduire le déficit, qui n’est actuellement plus que de 3,8 millions d’euros. Au mois de juin, l’attitude du Conseil a, effectivement, été ‘On ne voit pas comment proposer des économies, donc on propose le budget tel quel au ministre’. »

Un budget protégé

Si le président du Conseil général admet que certains manquements sont de la responsabilité de l’AViQ, il explique cependant que le budget a « clairement été protégé. En définitive, le budget du mois de juin portait sur une partir importante de ce qu’on appelle les inexécutions de crédit. L’importance du budget a donc été « grossie » par cette marge budgétaire, ces crédits qui ne seraient probablement pas exécutés. En tant que président, c’est une solution que je n’aime pas : je préfère qu’on sache évaluer à l’avance ce qui ne va pas être exécuté, de sorte qu’on ne l’inscrive pas au budget, pour ne pas en fausser l’impact. »

Pour les années futures, Marc Elsen veut donc « que tant au niveau des comités de branches que du Conseil général, que chacun prenne ses responsabilités. Il faudra qu’il y ait un travail plus permanent, pas seulement au moment où on doit prendre une position, mais aussi un travail type ‘responsabilités budgétaires’. Le cadre budgétaire wallon imposera un exercice d’économies. L’effort budgétaire actuel, qui est à hauteur de 3,8 millions d’euros, doit faire l’objet d’une réflexion en profondeur au niveau des Comités de branches, puis du Conseil général. Ça c’est notre devoir. Dans un contexte qui laisse le temps, définit la procédure et les étapes. »

Deuxième partie de l’article : ici



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