L'égalité des genres, critère de décisions en Fédération Wallonie-Bruxelles

L'égalité des genres, critère de décisions en Fédération Wallonie-Bruxelles

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) s’engage à observer une intégration de la problématique des genres dans toutes ses prochaines décisions politiques.

Bientôt, chaque décision opérée en FWB aura été consciencieusement observée dans l’optique d’un respect réel de l’égalité hommes-femmes. Au gouvernement, on parle de se doter de lunettes "genre", écran-filtre métaphorique pour exprimer une quête systématique de résultats sur les objectifs de la Déclaration de Politique Communautaire 2014-2019 en ce qui concerne l’Egalité des chances.

La disparité hommes-femmes toujours de taille

En Fédération Wallonie-Bruxelles, la répartition des postes à responsabilités et de la masse salariale entre les hommes et les femmes témoigne de l’urgence à concentrer les efforts pour l’égalité des chances. Selon le communiqué de presse de la FWB, les femmes gagneraient toujours en moyenne 345 euros bruts par mois de moins que les hommes pour un travail égal. Alors que les 10 métiers les moins bien payés en Belgique sont essentiellement exercés par des femmes (coiffeuse, esthéticienne, vendeuse, etc), ces dernières ne seraient que 11% à exercer dans l’enseignement supérieur et 36,88% dans les métiers des médias et audiovisuels. Des perspectives de carrière encore largement inégalitaires, alors que les femmes assurent encore la majorité du temps consacré aux soins et à l’éducation des enfants.

L’ égalité réelle à la source des décisions politiques

Pour Isabelle Simonis (PS), ministre des Droits des femmes, il est urgent que le combat pour l’égalité des genres s’opère directement à la source, dès la décision politique. Pour cela, la ministre estime qu’un décret est nécessaire : "Les récents progrès le démontrent, l’égalité des femmes et des hommes n’est pas une évolution qui émane « naturellement » d’une démocratie. Seules des mesures contraignantes avec des obligations de résultat, des objectifs chiffrés ou encore des sanctions ont pu faire progresser l’égalité réelle entre les femmes et les hommes" peut-on lire dans le communiqué. Et de citer pour exemple la participation politique des femmes dans les assemblées législatives élevée à 47% au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis l’entrée en vigueur des quotas de parité, contre 17% en 1999.

Les principaux objectifs du décret

Le texte prévoit avant tout la mise en place d’un "plan égalité homme-femmes" concret par les prochains gouvernements. A ce titre, différentes mesures devront être passées pour intégrer la problématique des genres dans chaque décision politique. Le communiqué en identifie les principales caractéristiques :

- un "budget genré" : c’est à dire que désormais, la répartition des budgets gouvernementaux, et notamment en matière de subsides, devra être envisagée selon la parité des genres.

- un "test-genre" : il s’agit d’une méthodologie visant à considérer les conséquences de chaque décision politique sur la situation respective des hommes et des femmes concernés. Grâce à des analyses chiffrées systématiques, le gouvernement espère obtenir une vision concrète des disparités sociales occasionnées par chaque mesure. Ainsi, les acteurs politiques auront toutes les clés pour proposer des compensations.

- une évaluation suivie et continue par le Groupe Interdépartement de Coordination (GIC) : le Gouvernement de la FWB affiche une intention de cohérence entre l’ensemble des dispositifs législatifs fédéraux et wallons pour rencontrer les objectifs en termes d’Egalité des chances. Ainsi, le décret prévoit une formation approfondie de l’ensemble des acteurs politiques à la thématique de genre en plus de cette évaluation annuelle du GIC.



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