L'égalité Homme-Femme au travail en véritable expansion

L'égalité Homme-Femme au travail en véritable expansion

L’égalité homme-femme en Belgique s’est indubitablement améliorée selon les données de l’ONSS. De 1985 à 2013, l’emploi des femmes a augmenté de 92% et leur pourcentage dans l’économie belge est de plus en plus important.

Avant la crise, l’Union Européenne s’était fixé comme objectif majeur que le taux d’emploi féminin passe à 75% d’ici 2020 (Stratégie UE 2020). La Belgique, ainsi que d’autres états membres comme l’Italie et les Pays-Bas, avait dès lors choisi des instruments juridiques afin de promouvoir la parité homme-femmes au sein des conseils des différentes entreprises. Un nouveau décret a d’ailleurs été adopté ce 20 mars 2014 par la commission Culture du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, désirant accentuer la parité homme-femmes dans plusieurs organes consultatifs de la Fédération. Selon des données de l’ONSS accumulées pour le compte du fond des accidents de travail, l’emploi en Belgique s’est très féminisé depuis 1985.

Une explosion féminine des statistiques

Une augmentation de 92% pour les femmes durant ces trois décennies est à noter alors que l’emploi masculin n’a vu sa courbe s’envoler que de 16%. De manière analogue, les chiffres du chômage renforcent cette propension : 193.262 femmes contre 247.468 hommes seraient sans activité. « En 30 ans, on a assisté à une entrée massive des femmes sur le marché de l’emploi et à un équilibrage progressif entre les sexes, démontre Gérard Valenduc, codirecteur du Centre de recherche « Travail & Technologies », dans le quotidien Le Soir. La proportion de femmes dans l’économie belge s’accentue : elles occupent désormais 45% des postes de travail aujourd’hui contre 33 % en 1985. Les banques et les assurances, l’action sociale, la santé et le nettoyage, les activités médico-sociales ainsi que les activités juridiques et comptables sont les principaux secteurs où l’emploi des femmes s’est développé.

Une conjoncture sociale et économique favorable

Les raisons s’avèrent multiples : les secteurs industriels, les plus touchés par les réductions d’effectifs et la crise, ont toujours eu une prédominance masculine. Les femmes demeurent plus présentes dans d’autres secteurs, comme la vente, qui ont été moins affectés par la crise. Le nombre de femmes décrochant un diplôme de l’enseignement supérieur augmente chaque année : de plus en plus qualifiées, trouver un travail leur est donc plus aisé.

Prochain objectif : vers une meilleure répartition des temps pleins

« Il s’agit d’un pas dans la bonne direction en termes d’égalité professionnelle, estime. Cela montre que la situation s’équilibre », explique Gérard Valenduc. Cependant, il faut noter qu’aujourd’hui moins d’une femme sur deux travaille à temps plein. A la fin des années 90, moins d’un tiers des femmes belges étaient embauchées à temps partiel. Afin de continuer dans cette voie, le prochain objectif serait de s’orienter vers une meilleure répartition des temps pleins et des temps partiels au sein de la population active belge.



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