L’organisation des équipes de secours sauve des vies

L'organisation des équipes de secours sauve des vies

Mercredi, Le Guide Social vous parlait de la gestion des blessés. Grâce à l’organisation des équipes de secours, les interventions ont été d’une efficacité et d’une rapidité remarquable.

Suite aux événements de ce mardi 22 mars, l’organisation et le professionnalisme des équipes de secours ont été hautement salué. La Ministre de la Santé, Maggie De Block et la Secrétaire d’Etat en charge de la lutte contre l’incendie et l’aide médicale urgente de la Région de Bruxelles-Capitale, Cécile Jodogne, ont remercié les équipes de secours médical, mais également les pompiers pour leur efficacité.

Le professionnalisme à l’honneur

Selon Maggie De Block, « Les victimes et les familles ont souvent encore un long chemin à parcourir, mais elles sont dans les meilleures mains possibles. Je n’insisterai jamais assez : nos équipes médicales ont fait un travail merveilleux. Je les remercie pour leur dévouement et leur grande expertise ». Cécile Jodogne, quant à elle, a souligné « le professionnalisme et l’efficacité dont les services de secours bruxellois ont fait preuve. Ils ont été confrontés à des situations extrêmement difficiles mais ont mis tout en œuvre pour secourir les victimes dans les plus brefs délais. Les procédures d’urgence ont été correctement suivies et les services de secours sont arrivés rapidement sur les lieux des attentats ».

Quel est le bilan à l’heure actuelle ?

Le nombre de personnes décédées reste de 31 (chiffre provisoire).

Le jeudi 24 mars, 121 victimes blessées se trouvaient toujours à l’hôpital. 63 d’entre elles sont aux soins intensifs. Les victimes ont entre-temps été réparties sur 48 sites hospitaliers belges et sur deux sites hospitaliers français. Concernant les blessures graves, il s’agit le plus souvent de brûlures, parfois accompagnées de blessures de guerre comme des lésions liées à une puissante explosion (blast injuries) et à la pénétration par fragments métalliques.

Le mardi 22 mars, 316 victimes au total ont été admises dans 25 hôpitaux universitaires et régionaux belges et dans des centres pour brûlés. Les services de secours ont enregistré 2.449 personnes, dont 316 blessés, qui ont été impliqués dans les attaques à Brussels Airport à Zaventem et dans la station de métro Maelbeek.

Comment s’établit le suivi psychologique ?

Selon Johan Parisse, président de la Fédération belge des Psychologues, « Nous savons que le seul fait de « debriefer » après des événements de cette nature peut dans certains cas mener à des situations de stress post traumatique plus grandes ». Les psychologues attirent l’attention sur ce point de celles et ceux qui entrent en contact direct avec les personnes concernées. « Les professionnels savent cela depuis longtemps mais beaucoup de personnes seront prises en charge par des proches, des amis, du personnel communal ou d’autres qui n’ont peut-être pas de formation sur cette question. Veillons à ce que les cicatrices puissent se refermer et non s’agrandir » conclut Parisse.

La Fédération a repris sur son site un ensemble de références pertinentes pour aider les personnes à faire face à ces difficultés.

La Confédération des associations d’orientation psychanalitique a, elle, mis sur pied des consultations psychothérapeutiques post-attentats dans le but d’aider les personnes qui ont assisté de près ou de loin aux attaques. (Cliquez ici pour plus d’infos)

A lire aussi :

CP des Mouvements de la Paix de Belgique : Il est important que nous réfléchissions attentivement à la réponse aux attaques terroristes. http://www.cnapd.be/suite-aux-attentats-mardi-22-mars/

Comment gérer l’afflux des blessés en cas d’attentat ?



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