La colocation comme solution de réinsertion

La colocation comme solution de réinsertion

Lazare est un concept de réinsertion par la colocation. Des sans-abris partageront leur logement avec de jeunes actifs, favorisant ainsi leur réinsertion sociale.

Encore un nouveau concept face au défi du logement pour les personnes précarisées ! Française, l’idée a été créée en 2011 et est baptisée Lazare. Le concept est simple : réinsérer socialement des personnes via la colocation. Lazare, s’installera bientôt à Liège avec l’ouverture de plusieurs appartements. Grâce à cette initiative, Lazare souhaite pouvoir relancer dans la vie les personnes exclues, et ainsi les voir se réintégrer socialement, mais aussi professionnellement, de quoi leur permettre un nouveau départ.

Le premier "Lazare" de Belgique

Liège sera la première ville à accueillir le concept en Belgique. Les appartements sont partagés et non mixtes. Le tout présente les caractéristiques classiques de la colocation : chaque personne a sa propre chambre, le reste étant commun. Les personnes précarisées peuvent rester dans la colocation pour une durée illimitée. Les seules contreparties demandées sont : le paiement d’un loyer, auquel s’ajoute 70 euros pour la nourriture, l’organisation d’un repas entre colocataires chaque semaine, ainsi que la participation aux différentes tâches ménagères. La drogue, l’alcool et la violence sont prohibés. Cela incite les personnes à se responsabiliser et à se prendre en charge. La première colocation devrait accueillir 6 femmes et 1 famille. "On remarque qu’il y a une montée du nombre de femmes dans la rue et en situation d’exclusion à Liège " souligne Sibylle de Malet, responsable du développement de Lazare en Europe, à l’Avenir.

Le lien social comme fil directeur

L’avantage d’une colocation est la possibilité de créer du lien avec autrui. En effet, l’objectif de l’association est d’aider les personnes précarisées et exclues via la réinsertion sociale. "Des personnes qui ne se seraient pas rencontrées ailleurs vont vivre ensemble une expérience qui va permettre à certains de se réinsérer socialement et à d’autres de vivre une histoire humaine", explique Sibylle de Malet." Nous voulons que les résidents vivent ensemble dans la paix, la joie et qu’ils profitent de la vie malgré les différences d’âges, d’origines ou de passé."

Un financement par le don

L’expansion de Lazare ne s’arrête pas là. Après la France et Liège, des bénévoles commencent déjà travailler pour ouvrir des structures à Bruxelles, mais aussi à travers toute la Belgique. La première étape est de trouver un immeuble, pour ensuite le rénover. Cela est possible grâce à des financements privés. «  On est au cœur d’une chaîne de solidarité. Chacun rend des services ou donne du matériel comme des couverts, des assiettes, de la peinture  » précise la responsable développement Europe.

La rédaction

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