La fibromyalgie divise l'Union des Kinésithérapeutes et l'INAMI

La fibromyalgie divise l'Union des Kinésithérapeutes et l'INAMI

Suite à une récente émission consacrée aux mesures gouvernementales réduisant le nombre des séances de kinésithérapie pour les personnes atteintes de fibromyalgie, l’Union des kinésithérapeutes de Belgique (UKB) s’insurge contre les propos du directeur de l’INAMI.

En février dernier, l’UKB et l’association Focus Fibromyalgie Belgique ont saisi le Conseil d’Etat dans le but d’annuler les mesures de limitations des remboursements des séances de kinésithérapie pour les patients atteints de fibromyalgie. Face au tollé général et aux nombreuses interpellations parlementaires, la ministre de la Santé, Maggie De Block, a annoncé qu’il est toujours possible de prolonger les séances dans le cadre de nouvelles situations pathologiques. Une réponse insuffisante pour l’UKB qui continue à lutter pour changer la situation. Elle s’insurge à présent contre les propos du directeur de l’INAMI qui minimise considérablement l’impact de ces mesures sur les patients.

"Des propos qui tiennent de la supercherie"

"On a vraiment des preuves que ce qui compte vraiment pour ces patients, c’est de faire des exercices spécifiques. Ces derniers peuvent très bien être pratiqué à domicile. Le soutien du kinésithérapeute n’est donc plus nécessaire", indique, au sein de l’émission "Images à l’appui" de RTL, Ri De Ridder, le directeur général des soins de santé à l’INAMI. Pour lui, Maggie De Block n’aurait donc aucune raison de revenir sur sa décision. Un argumentaire qui a fait bondir l’UKB. L’association estime que "les propos du directeur de l’Inami paraissent bien légers et tiennent plutôt de la supercherie que de la réelle argumentation".

"Un vrai scandale !"

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) et la fibromyalgie bénéficiaient de 60 séances de kinésithérapie à un taux de remboursement normal. Depuis le 1er janvier 2017, ces séances, bien que passant de 30 à 45 minutes, sont réduites au nombre de 18... à vie. Ce qui serait loin d’être suffisant pour les patients atteints de ces maladies. L’UKB précise, au sein d’un communiqué : "Les fibromyalgiques se sont vus déposséder d’un outil vital qui leur permettait de maintenir une certaine qualité de vie. La maladie étant toujours présente et évolutive, que va-t-il se passer 5 années plus tard, lorsque les 18 séances auront été consommées et qu’une mise à jour des modalités d’exercices s’imposera ? Il n’y a pas de quoi être fier, les fibromyalgiques ont été sacrifiés pour donner de la marge dans le budget de la kinésithérapie, un vrai scandale !!!"

La rédaction

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