La fin officielle du plan hiver à Bruxelles reporte le problème dans la rue

La fin officielle du plan hiver à Bruxelles reporte le problème dans la rue

Le plan hiver de la Région de Bruxelles-Capitale prend officiellement fin ce mardi. Avec elle, plusieurs personnes, dont 123 enfants rapporte Le Vif, se retrouveront à la rue. Si les ministres en charge de l’Aide aux personnes, Céline Frémault et Pascal Smet, ont été avertis de la situation, ces derniers renvoient patate chaude au CPAS de la Ville de Bruxelles.

Chaque année, c’est la même question qui revient à cette période : que va-t-il se passer une fois que l’accueil d’urgence d’hiver, organisé par le Samusocial et la Région bruxelloise, prendra fin ? Cette année, d’après Le Vif, 123 enfants y étaient toujours hébergés ce jeudi, selon les chiffres de la Plateforme Mineurs en exil. Malgré les discussions engagées avec le Samusocial, aucune solution structurelle n’a encore pu être dégagée à l’heure actuelle. Si les ministres en charge sont au courant, ceux-ci rejettent le problème sur le CPAS de la Ville de Bruxelles, qui, selon eux, est compétent.

De nouvelles places

Comme le précise la Plateforme Mineurs en exil, de nouvelles places ont pourtant été prévues par la Région et le Samusocial. En pratique cependant, rien n’est encore confirmé. « Depuis 2016, il existe un nouvel agrément entre la Région bruxelloise et le Samusocial pour créer 110 places additionnelles dans l’accueil des sans-abris. Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a pu nous confirmer formellement que ces places seront disponibles la semaine prochaine. D’ailleurs, ce nombre ne suffit pas pour répondre à la demande actuelle et toutes ces places ne seront pas réservées aux familles avec enfants », explique-t-elle au Vif.

Que dit la loi ?

En Belgique, les enfants en situation de séjour irrégulier ont droit à une aide matérielle (de type ‘accueil’), dans le cas où les parents ne peuvent subvenir à leurs besoins. Pour la Plateforme, qui souhaite qu’une solution structurelle soit dégagée, « Une vie incertaine dans la rue n’est jamais dans l’intérêt des enfants ; elle a un impact profond sur le développement et le bien-être général des enfants et de leurs parents ». L’association regroupe 50 organisations qui travaillent avec des familles d’enfants mineurs en séjour précaire ou irréguliers et avec les Mineurs étrangers non-accompagnés (MENA).

C’est toujours la même chose

Les discussions ont lieu, comme chaque année à cette période, entre le Samusocial et les dirigeants politiques, afin de trouver une solution. Les ministres en charge, Pascal Smet et Céline Frémault soulignent que ce type d’accueil, de par son caractère « hivernal », est « une mesure d’urgence et humanitaire ». C’est pourquoi, actuellement, la Région ne peut le prolonger. « Il prend fin le 2 mai et toutes les autorités le savent depuis longtemps », confie, au Vif, Marc Debont, porte-parole du ministre socialiste. Si les ministres sont au courant de la situation, que « la Commission communautaire commune et les ministres compétents cherchent et sont sur la piste d’une solution », comme le précise M. Debont, Pascal Smet tient cependant à attirer l’attention sur le fait que le problème ressort des compétences du CPAS de la Ville de Bruxelles…

La rédaction



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