La formation en alternance, une filière d'avenir

La formation en alternance, une filière d'avenir

En Wallonie, la formation débouche sur un emploi dans 86% des cas. Si elle fait fureur en Allemagne et en Communauté germanophone, seuls 5% des jeunes wallons la fréquentent. La ministre Eliane Tillieux compte bien changer la donne.

De nos jours, la grande problématique de la mise à l’emploi est presque essentiellement tournée vers la formation].Côté Wallon, on voudrait prendre exemple sur le succès de la formation en alternance en Allemagne. Souvent perçue comme un choix de secours, cette formule qui allie périodes de cours et apprentissage en entreprise fait des merveilles en Allemagne et en Communauté germanophone. Pour la ministre wallonne de l’Emploi et de la formation, Eliane Tillieux (PS), il est temps de donner un nouveau souffle à l’alternance en fusionnant les formules existantes en Wallonie et à Bruxelles.

L’alternance : tremplin de la mise à l’emploi

Sur le marché de l’emploi, les longues études et les gros diplômes ne sont plus forcément un atout. Aujourd’hui, les entrepreneurs cherchent avant tout l’expérience. Pour cette raison, la formation en alternance est devenue une filière de premier choix. Du moins, en Communauté germanophone, où les apprenants sont 10 fois plus nombreux qu’en Wallonie ! Une véritable cohue, quand on sait qu’environ 10 000 étudiants francophones étudient en alternance.

Pour Eliane Tillieux, "l’alternance est une filière d’excellence" qui devrait être encouragée du fait de ses hauts taux de mise à l’emploi (jusqu’à 94% en Communauté germanophone). Pourtant, en Wallonie, la fréquentation limitée de ce parcours atteste qu’il souffre encore d’une mauvaise réputation, en décalage avec la réalité de la demande sur le marché de l’emploi."Il faut encourager les jeunes à effectuer ce choix de manière positive, plutôt que de s’y résoudre dans le cas d’un parcours scolaire difficile", avait confié la ministre dans les colonnes de Le Soir.

Fédérer Cefa et Ifapme pour une filière unique

Pour rendre la filière attractive aux étudiants, Eliane Tillieux s’est fixé l’objectif de réunir les deux filières existantes pour la formation en alternance en espace francophone. Il s’agit d’une part des centres d’enseignement et de formation en alternance (Cefa) en Fédération Wallonie-Bruxelles, et l’institut de formation en alternance et des PME (Ifapme) en Wallonie. A ce jour, ces deux filières fonctionnent sur un régime propre, avec des statuts, contrats, financements, droits et congés différents selon que les apprenants sont en Cefa ou à l’Ifapme. Pour Eliane Tillieux, il est urgent de fédérer l’alternance autour d’une filière unique et sortir d’un mode concurrentiel qu’elle juge stérile et absurde. Plus efficace et débouchant sur les même opportunités pour tous, ce modèle égalitaire devrait susciter davantage de vocations.

Vers un statut d’apprenant unique

Désormais, tous les apprenants jouiront du même statut au cours de leur formation. Et notamment en ce qui concerne les congés : 20 jours ouvrables annuels ainsi que le mois de juillet ou d’août au choix. Le contrat d’apprentissage sera commun en Wallonie et à Bruxelles, et dotera les étudiants de mêmes possibilités d’emploi pour leurs périodes en entreprises. Selon Le Soir, 10% des entreprises wallonnes recevraient actuellement des étudiants en alternance en leur sein.

Le modèle d’Eliane Tillieux, c’est la Communauté germanophone, où certaines entreprises abritent un personnel formé à 80% par elles-mêmes, en alternance. Là-bas, il n’existe qu’une filière d’apprentissage en alternance, vers laquelle beaucoup de jeunes s’orientent directement après avoir obtenu leur CESS. A terme, la ministre de l’emploi espère que l’apprentissage en alternance francophone jouira au moins d’une aussi bonne réputation.



Commentaires - 1 message
  • bjr trop lond de parler de mon parcours
    mes tous a pas étais rose et oui je suis tous coeur avec eliane tillieux elle a raison
    sns emploie sans profession

    Zébo mardi 16 juin 2015 12:16

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