La maladie d'un proche n'exempte plus un chômeur de chercher du travail

La maladie d'un proche n'exempte plus un chômeur de chercher du travail

Coûte que coûte, vaille que vaille, les chômeurs doivent rester disponibles sur le marché du travail. Les mesures du gouvernement Michel Ier vont dans ce sens. Aussi, depuis le 1er janvier, la maladie d’un proche ne dispense plus un chômeur de chercher du travail.

Désormais, les demandeurs d’emploi ne peuvent plus en appeler à une “exemption pour des raisons sociales et familiales” s’ils veulent soigner leurs enfants. C’est ce que révèle le journal De Standaard ce jeudi.

C’en est fini pour le “temporairement indisponible”

Lorsque l’un de ses enfants, un partenaire ou un membre de sa famille est gravement malade, le travailleur peut recourir au crédit-temps, prendre des congés spécifiquement destinés à cet usage ou opter pour une interruption de carrière.

Jusqu’à la fin de l’année dernière, le demandeur d’emploi pouvait lui aussi demander l’application de l’exemption. Il faisait alors savoir qu’il serait temporairement indisponible si un emploi lui était proposé mais ses allocations de chômage étaient maintenues, bien que moins élevées. « Cette exemption signifiait que le demandeur d’emploi acceptait une allocation moins élevée. Mais avec la promesse que, après la période nécessaire aux soins, il pourrait retrouver ses allocations de chômage habituelles, puisqu’à nouveau disponible pour un emploi. En outre, il gardait ses droits à la pension », explique Manu Keirse de la Ligue des familles au journal Le Soir.

6000 chômeurs concernés, majoritairement des femmes

Quelque 6000 chômeurs sont concernés dont 90 % d’entre eux seraient des femmes. Ce qui fait monter au créneau le mouvement Vie Féminine : "Tout d’abord, cela va être pénalisant, car elles ne pourront plus s’occuper de leurs enfants comme peuvent le faire tous les travailleurs en se retirant de leur travail pour raison familiale, commente Hafida Bachir, présidente de Vie Féminine, sur le site web de la RTBF. “Et, d’un autre côté, elles seront pénalisées, parce qu’il est fort possible qu’elles soient exclues pendant cette période, car elles ne montreraient pas assez qu’elles recherchent activement un emploi, comme tout chômeur aujourd’hui."

Hafida Bachir souligne en outre que la mesure a été prise discrètement par arrêté. Elle espère pouvoir rencontrer prochainement Kris Peeters (CD&V), le ministre de l’Emploi, avec d’autres organisations de femmes.

L’exemption supprimée pour faire des économies

De son côté, le ministre de l’Emploi, Kris Peeters, reconnaît que le gouvernement veut, avec cette mesure, faire des économies. “Environ 6 millions d’euros cette année et jusqu’à 12 millions pour la deuxième année”, chiffre le porte-parole de Kris Peeters relayé par le journal Le Soir.

Le ministre de l’Emploi se dit, par ailleurs, convaincu que les personnes qui bénéficient de l’exemption et restent au chômage peuvent combiner la recherche d’un emploi avec leurs responsabilités familiales.



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