La pilule du lendemain ne se laissera pas faire

La pilule du lendemain ne se laissera pas faire

La problématique autour de la distribution de la pilule du lendemain par des professionnels agréés autres que médecins et pharmaciens continue d’enfler. Les Fédérations des Centres de Planning Familial appellent à la manifestation le jeudi 15 juin, à Bruxelles.

La position de Maggie De Block sur les conditions de distribution de la pilule d’urgence au sein des Centres de Planning Familial continue d’échauffer les esprits. Pour la ministre, la réponse est claire : les médecins et les pharmaciens sont les seuls habilités à délivrer cette contraception d’urgence dans les Centres de Planning Familial, afin de garantir la sécurité des patientes. Pourtant, depuis plus de 30 ans, les professionnels agréés de ces centres rendent accessible cette pilule par leur distribution rapide, et accompagnent quotidiennement les femmes dans leurs sexualités. Il y peu, le Centre d’action Laïque et d’autres associations partenaires d’Abortion Right ! appelaient le Parlement Fédéral à se saisir du dossier concernant la distribution de la pilule du lendemain. Aujourd’hui, ils appellent à manifester le 15 juin prochain.

Une "bombe hormonale"

Pour Maggie DeBlock, la pilule du lendemain ne peut être délivrée que par un médecin ou un pharmacien, de par la dangerosité de ce mode de contraception. « L’accessibilité à la pilule du lendemain, qui est une mesure d’urgence, est fondamental pour les femmes. Mais ce médicament est une bombe hormonale qui affecte le corps et qui peut avoir des effets secondaires importants. C’est une question de santé publique » déclarait la ministre il y a peu. Malgré les vives réactions de la part des associations et des politiques, Maggie De Block renvoie la balle au ministre Wallon de la Santé pour trouver des solutions. Ce dernier s’est vu plus que surpris car "prescrire, cela reste de la compétence du fédéral".

Une atteinte aux droits fondamentaux

Énormément de réactions ont suivi cette décision. Pour beaucoup, cela va contre le droit de chaque femme à disposer de son corps. En effet, par le refus de la ministre de légaliser la distribution de la pilule contraceptive d’urgence par du personnel non-médical mais pourtant formé, elle limite l’accès à la contraception des femmes. Cette mesure pourrait aussi générer de plus en plus d’IVG , intervention lourde tant au niveau psychologique que physique. La décision de la ministre reste encore incomprise. Pourtant, les Centres de Planning Familial continueront de distribuer la pilule, quitte à être hors-la-loi. Les Fédération des Centres de Planning ont appeler à manifester afin de faire entendre leurs voix et défendre les droits des femmes, le 15 juin à Bruxelles.

La rédaction



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